Écrire Soghra Najafpour (f), 30 ans

MDE 13/124/2007 - AU 271/07 Condamnée il y a dix-huit ans en vertu du principe de qisas (réparation) pour un meurtre commis lorsqu’elle avait à peine treize ans, semble-t-il, Soghra Najafpour a été libérée sous caution le 1er octobre. Cependant, lorsque la famille de la victime a appris sa libération, elle aurait demandé que la jeune femme soit arrêtée et exécutée. Certains éléments laissent à penser qu’elle s’est réfugiée dans la clandestinité. Si les autorités la remettaient en prison, elle risquerait d’être exécutée sur-le-champ. Lorsque Soghra Najafpour avait neuf ans, sa famille l’a envoyée travailler comme domestique dans la maison d’un médecin de Rasht, une ville du nord de l’Iran. Quatre ans plus tard, la jeune adolescente a été accusée du meurtre du fils de ses employeurs, alors âgé de huit ans. Soghra Najafpour aurait « avoué » l’homicide au cours d’un interrogatoire, mais elle est rapidement revenue sur ses déclarations, niant toute implication de sa part. Le juge n’ayant pas cru à son innocence, elle a néanmoins été condamnée à la peine capitale. À l’âge de dix-sept ans, Soghra Najafpour a été emmenée pour être exécutée, mais la famille de la victime a changé d’avis à la dernière minute. Grâce à l’intervention de sa nouvelle avocate, la militante des droits humains Nasrin Sotoudeh, l’affaire a été réexaminée par les tribunaux et un nouveau juge a autorisé sa libération sous caution. Cette mesure prévoyait cependant qu’elle devrait être renvoyée en prison si les autorités judiciaires l’ordonnaient. Soghra (...)

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