Écrire Zahra :(Amnesty International ne connaît pas l’identité complète de cette femme)

MDE 13/143/2008 - AU 273/08 Le 14 septembre, la condamnation à mort de « Zahra », accusée d’avoir tué son mari, a été transmise à l’Unité d’application des peines de Téhéran. Elle risque d’être exécutée d’un moment à l’autre. Zahra a été déclarée coupable du meurtre de son mari, âgé de quarante-deux ans, le 30 novembre 2001. La 1601e chambre du tribunal pénal de Téhéran l’a condamnée en vertu du principe de qisas (« juste châtiment »). Sa peine a été confirmée par la 34e chambre de la Cour suprême de Téhéran. La famille de la victime a requis l’application de la peine capitale dès que possible. Zahra aurait déclaré que son époux absorbait fréquemment de grandes quantités d’alcool, qu’il la frappait lorsqu’elle n’était pas d’accord avec lui, qu’il abusait d’elle sexuellement, et qu’elle avait donc « décidé de le tuer, utilisant pour ce faire un couteau de cuisine ». INFORMATIONS GÉNÉRALES En Iran, la famille d’une victime d’homicide a le choix entre exiger l’exécution de l’accusé ou lui pardonner, en échange d’une compensation financière. Une personne reconnue coupable de meurtre n’est en revanche pas autorisée à solliciter une grâce auprès de l’État, en violation de l’article 6(4) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP). Depuis le début de l’année, les autorités iraniennes ont exécuté au moins 244 personnes, dont six mineurs délinquants. Amnesty International reconnaît que les États ont le devoir de traduire en justice les personnes soupçonnées d’infractions pénales mais elle rappelle qu’ils doivent le (...)

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