Écrire Hollman Morris (h), journaliste, ainsi que sa famille et ses collègues

AMR 23/007/2009 - AU 46/09 Le journaliste Hollman Morris a reçu de nombreux courriers électroniques de menaces l’accusant d’être membre d’un groupe de guérilla et indiquant qu’il devait mourir. Cet homme, sa famille et ses collègues sont en danger. Au cours de la dernière semaine de janvier, Hollman Morris se trouvait dans une zone reculée du département du Caquetá (sud de la Colombie), où il préparait une interview de représentants de la plus grande organisation de guérilla, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), pour son émission télévisée d’investigation, CONTRAVIA, qu’il réalise et présente. Tandis qu’il effectuait son travail d’enquête, les FARC ont relâché trois policiers et un soldat qu’ils retenaient en otage depuis 2007. Ils l’avaient prévenu qu’ils préparaient cette libération de manière à ce qu’il puisse être présent lorsqu’elle aurait lieu, le 1er février. Quelques jours après cet événement, les autorités l’ont accusé d’entretenir des liens avec les FARC. En parlant de Hollman Morris et d’un autre journaliste colombien également présent lors de cette libération, le président Uribe a déclaré au cours d’une conférence de presse organisée le 3 février qu’il était « important de faire la distinction entre les amis des terroristes qui agissent comme des journalistes et ceux qui sont de vrais journalistes ». Il a ajouté que les actions de ces deux journalistes constituaient « une tromperie et une glorification du terrorisme ». Le même jour, dans une interview radiophonique, le ministre de la Défense a (...)

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