Écrire Halifa Sallah (h)

AFR 27/001/2009 - AU 72/09 Halifa Sallah a été appréhendé le 8 mars à son domicile de Serrekunda, une banlieue de la capitale, Banjul, et emmené au poste de police de cette ville par cinq policiers en civil. Il aurait été arrêté en raison de ses articles critiquant le recours aux services de marabouts par le gouvernement gambien. Amnesty International craint qu’il ne subisse des actes de tortures ou d’autres mauvais traitements et qu’il ne soit victime d’un procès inique. Le 9 mars, Halifa Sallah a été transféré au poste de police de Yundung, une banlieue voisine. Le lendemain, il a été conduit à celui de Banjul. Le 11 mars, il a été inculpé de sédition et d’espionnage par le tribunal de première instance de Brikama et placé en détention provisoire à Mile II, la prison centrale de la Gambie. La prochaine audience de son procès est fixée au 25 mars. Depuis janvier, Halifa Sallah écrit des articles pour Foroyaa, le principal journal d’opposition, dont il est également membre du conseil d’administration. Ces articles traitent des activités de marabouts venus du Mali et d’autres États d’Afrique de l’Ouest. Ceux-ci auraient été invités en Gambie afin d’identifier les sorciers dans un certain nombre de villages du pays. Ils ont été conviés peu après la mort de la tante du président Jammeh car celui-ci est convaincu, semble-t-il, que la sorcellerie est à l’origine de ce décès. Selon les articles de Halifa Sallah et d’autres journalistes de Foroyaa, ces marabouts, accompagnés de membres de la garde d’État et de « green (...)

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