Écrire 700 membres de la communauté guarani-kaiowá de Ñanderu Marangatu

AMR 19/020/2007 - AU 293/07 Les membres de la communauté guarani-kaiowá de Ñanderu Marangatu, dans la municipalité d’Antonio João (État du Mato Grosso do Sul), sont exposés à une menace imminente. Une trentaine d’agents de sécurité privés au service de propriétaires terriens locaux ont menacé la communauté à de multiples reprises en tirant des coups de feu en l’air. Ils ont également été accusés d’avoir violé trois femmes indigènes depuis le début de l’année. La peur et les actes d’intimidation font partie du quotidien des Guaranis-Kaiowás, qui ne peuvent mener une vie normale dans ces circonstances. Depuis la première semaine d’octobre, les agents de sécurité tirent des coups de feu en l’air à 50 mètres des habitations indigènes. Ils ont notamment fait feu à proximité d’un groupe d’enfants en train de jouer. La semaine dernière, une femme indigène a accusé l’un des agents de sécurité de l’avoir violée alors qu’elle ramassait du bois. Selon les informations recueillies, le mari de cette femme a été battu lorsqu’il a tenté de la défendre. « Sans bois, nous ne pouvons pas cuisiner et les enfants souffrent de la faim », a déclaré Léia Aquino, responsable de la communauté indigène. « Depuis le début du mois d’octobre, la situation est devenue plus difficile ici. Nous avons dénoncé ces événements, mais la FUNAI [Fundação Nacional do Indio, Fondation nationale de l’Indien] n’est toujours pas venue. » Le groupe indigène a également signalé les faits au Ministério Publico Federal (ministère public fédéral) et à la police fédérale. (...)

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