Écrire Ifraah Ali Aden (f), 30 ans

AFR 52/003/2009 - AU 123/09 Ifraah Ali Aden risque d’être exécutée très prochainement pour le meurtre d’une autre femme, Suad Mohamed Aware, l’une des épouses de son mari. Sa condamnation a été prononcée à l’issue d’un procès inéquitable. Aucune date n’est fixée par son ordre d’exécution et elle pourrait, semble-t-il, être exécutée à tout moment. Elle a été condamnée à mort par le tribunal de première instance à Boosaaso, une ville située sur la côte du Puntland, dans le nord-est de la Somalie. Elle est enceinte de quatre ou cinq mois, selon des sources proches d’elle. Le tribunal n’a, semble-t-il, ordonné aucune analyse médicale pour confirmer sa grossesse. Le droit international relatif aux droits humains et les engagements pris en la matière interdisent l’exécution de femmes enceintes ou mères d’un nouveau-né. Ifraah Ali Aden est incarcérée en cellule individuelle dans une prison de Boosaaso réservée aux prisonniers condamnés à mort. Des proches de la femme qu’elle a tuée seraient parvenus à entrer dans la prison, tout comme des membres des forces de sécurité, afin de la narguer en évoquant son exécution imminente. Ifraah Ali Aden a été condamnée à mort le 27 avril, moins de vingt-quatre heures après le meurtre de Suad Mohamed Aware. Elle n’a pas eu le temps de préparer sa défense, comme l’exige pourtant le droit international. Le jugement indique qu’elle a été assistée par un avocat lors du procès, mais on ignore si elle a bénéficié d’une assistance juridique appropriée et si elle a été autorisée à former un recours (...)

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