Écrire La communauté d’origine africaine de Caracolí, dans le bassin du Curvaradó (département du Chocó)

AMR 23/016/2009 - AU 154/09 Selon des sources locales, il a été annoncé le 11 juin lors d’une réunion que la police préparait un avis d’expulsion, qu’elle prévoyait de remettre le 18 juin à la communauté de Caracolí, composée de plus de 100 personnes et installée dans le bassin du Curvaradó (département du Chocó). Cette expulsion a été ordonnée par un juge de la région, bien que le gouvernement central ait reconnu à maintes reprises que les habitants de Caracolí étaient légalement propriétaires de leurs terres et avaient, par conséquent, le droit d’y demeurer. Caracolí est inscrit sur un titre foncier collectif, détenu par une communauté locale d’origine africaine et couvrant les bassins du Curvaradó et du Jiguamiandó. Le ministère de l’Intérieur et de la Justice a récemment demandé aux autorités judiciaires régionales de respecter la validité de ce titre. Les habitants des bassins du Curvaradó et du Jiguamiandó ont été chassés de leurs terres en 1997 par des paramilitaires, qui ont tué depuis lors plus de 100 d’entre eux. Les terres étaient ainsi disponibles et des particuliers, dont certains seraient liés à des groupes paramilitaires, y ont planté illégalement des palmiers à huile. Depuis que le gouvernement national a reconnu leur titre foncier collectif en 2000, une grande partie des membres des communautés d’origine africaine qui avaient été chassés de leurs terres ont découvert à leur retour que celles-ci étaient occupées illégalement par des cultures de palmiers à huile et d’autres activités agricoles à but (...)

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