Écrire Exécution imminente d’un Irakien, Mohammad Abdul Amir, en Arabie Saoudite

Action complémentaire sur l’AU 21/09, MDE 23/003/2010 L’exécution du ressortissant irakien Mohammad Abdul Amir a été fixée au 13 mars dans la ville d’Arar, près de la frontière saoudienne avec l’Irak. Cet homme a été reconnu coupable de meurtre vers 1995 après qu’on l’eut torturé pour le contraindre aux aveux. Le roi a le pouvoir de suspendre l’exécution. Âgé de 35 ans et père de plusieurs enfants, Mohammad Abdul Amir a été arrêté en 1995 et inculpé du meurtre d’un Saoudien. Il a « avoué » le crime dont il était accusé après avoir été interrogé pendant trois mois, au cours desquels il aurait été battu et suspendu par les pieds. Pendant ces interrogatoires, il aurait eu une côte cassée, et il a été hospitalisé pendant un mois. Un tribunal pénal de la ville d’Arar l’a condamné à mort à l’issue d’une procédure secrète et expéditive. Il n’a jamais été autorisé à contacter un avocat, ni à bénéficier d’une quelconque assistance juridique. En Arabie saoudite, les personnes reconnues coupables de meurtre sont souvent condamnées en application du principe de qisas (« réparation »). Dans ces cas-là, les membres de la famille de la victime peuvent exiger l’exécution, demander le paiement de la diya (compensation financière) ou accorder leur pardon gratuitement. Les proches des victimes de meurtre doivent avoir atteint la majorité avant de décider du sort de ceux qui ont été reconnus coupables de meurtre. Mohammad Abdul Amir est resté dans le quartier des condamnés à mort parce que les enfants de la victime du meurtre étaient trop jeunes pour (...)

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