Écrire Alberto Pizango, un dirigeant indigène risque un procès inique

AU 123/10, AMR 46/007/2010, 26 mai 2010 Selon certaines informations, Segundo Alberto Pizango Chota, président d’une organisation indigène péruvienne, prévoirait de retourner dans son pays d’origine le 26 mai, après plusieurs mois passés en exil au Nicaragua. Au Pérou, il est sous le coup d’accusations qui semblent sans fondement et il pourrait être jugé de manière inique. Alberto Pizango, président de l’Association interethnique de développement de la forêt péruvienne (AIDESEP), est en exil au Nicaragua depuis la mi-juin 2009. Il a obtenu l’asile auprès des autorités de ce pays après s’être réfugié dans l’ambassade du Nicaragua à Lima, la capitale du Pérou. Les autorités péruviennes l’accusaient d’être responsable des violences ayant entraîné la mort de 33 personnes dans la région d’Amazonas, dans le nord du pays, le 5 juin 2009. Un an après ces événements, Albert Pizango espère rentrer au Pérou et retrouver sa place de président de l’AIDESEP. Alberto Pizango avait été inculpé de « rébellion, sédition et complot contre l’État et l’ordre constitutionnel » et pour avoir fait l’« apologie de troubles à l’ordre public ». Cependant, au moment des violences, cet homme était à Lima, à des centaines de kilomètres de là. Les éléments à charge semblent reposer uniquement sur une conférence de presse donnée par Alberto Pizango le 15 mai 2009, au cours de laquelle il a appelé à une « insurrection indigène » contre le gouvernement. Il aurait précisé, lors de la conférence, que cet appel à l’insurrection était en réalité un appel au (...)

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