Écrire Des habitants expulsés sans préavis

AU 193/10, AFR 46/015/2010 Environ 250 personnes vivant dans une banlieue de Harare, la capitale du Zimbabwe, se retrouvent sans abri après avoir été expulsées de force sans préavis par la police, qui a mis le feu à leurs logements. Ces personnes n’ont désormais plus de toit et beaucoup ont également perdu tout ce qu’elles possédaient. Le gouvernement ne leur a offert ni nourriture, ni eau, ni abri. Selon les personnes expulsées de force, le 25 août vers 00 h 30, la police aurait fait une descente dans le quartier informel de Borrowdale Race Course à Gunhill, dans la banlieue de Harare, et aurait tout détruit. Au moins 30 policiers en uniforme étaient présents. Certains d’entre eux étaient armés ou accompagnés de chiens. Les habitants n’ont reçu aucun avis d’expulsion et n’ont pas été consultés au préalable. Ils se sont vu accorder 10 minutes pour rassembler leurs affaires avant que la police ne commence à mettre le feu à leurs logements. Certains n’ont pas eu le temps de récupérer leurs effets personnels. Une partie des habitants a ensuite été obligée de rester dans un véhicule de police jusqu’au matin avant d’être emmenée au poste de police central de Harare. Cinquante-cinq personnes, dont cinq enfants, ont été maintenues en détention pendant plusieurs heures sans inculpation et sans pouvoir contacter un avocat. La police n’a fourni aucune explication aux habitants ou à leurs avocats quant aux raisons de cette expulsion. On ignore qui en a donné l’ordre. N’ayant pas d’autre abri, les victimes sont retournées à (...)

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