Écrire Les victimes d’une expulsion de nouveau en danger

AU 214/10, AFR 46/017/2010 Des personnes ayant fait l’objet d’une expulsion massive en 2005 à Harare, au Zimbabwe, pourraient de nouveau être expulsées en cas de non-paiement auprès du gouvernement des frais de renouvellement de leur bail d’ici le 30 septembre. La somme à payer, d’un montant pouvant atteindre 100 euros, est trop élevée pour la plupart des résidents, qui sont parmi les plus pauvres du pays. En juin, le ministère des Autorités locales et du Développement urbain et rural a placardé des avis d’expulsion à Hatcliffe Extension (à Harare) indiquant que l’ensemble des détenteurs de baux devaient s’acquitter de la somme correspondant au renouvellement de leur bail le 30 septembre au plus tard. L’avis précisait que tout non-paiement se solderait pour les résidents par la perte de leur terrain, qui serait alors attribué à d’autres personnes se trouvant sur la liste gouvernementale d’attente de logement. Depuis juin, les résidents ont essayé à plusieurs reprises d’établir un dialogue avec les autorités concernées, en vain. La population d’Hatcliffe Extension fait partie des plus pauvres et des plus marginalisées de la société zimbabwéenne, qui affiche un taux de chômage se situant aux alentours de 90 %. De nombreux foyers n’ont pas les moyens de payer la somme fixée par le gouvernement, et ce parce que l’Opération Murambatsvina (Rétablir l’ordre), au-delà de la démolition de logements, a également détruit l’emploi informel, privant des milliers de personnes de revenus réguliers. Hatcliffe Extension est (...)

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