Écrire Le sort de militants politiques kurdes en Syrie continue de susciter des inquiétudes

Action complémentaire sur l’AU 26/10, MDE 24/028/2010 Trois militants politiques kurdes, maintenus en détention au secret, n’étaient pas présents à la troisième audience de leur procès, le 19 octobre dernier. Ils n’ont pas été emmenés au tribunal qui n’a donné aucune explication, suscitant une inquiétude croissante quant à leur sécurité. Ils risquent toujours d’être victimes d’actes de torture et d’autres mauvais traitements. Hassan Saleh, Marouf Mulla Ahmed et Muhammad Ahmed Mustafa sont des membres éminents du Parti Yeketi en Syrie, formation politique kurde n’ayant pas été officiellement autorisée par les autorités syriennes. D’après leurs avocats, ils sont actuellement incarcérés dans l’aile des prisonniers politiques de la prison d’Adhra, près de Damas, la capitale du pays. Arrêtés le 26 décembre 2009, ils sont détenus au secret depuis bientôt 11 mois. Hassan Saleh, Marouf Mulla Ahmed et Muhammad Ahmed Mustafa sont en instance de jugement devant la Cour suprême de sécurité de l’État (SSSC), juridiction d’exception qui est loin de respecter les normes internationales d’équité des procès. Les trois hommes ont été accusés de « vouloir la séparation d’une partie du territoire syrien » et d’« avoir rejoint une organisation politique ou sociale internationale », parce qu’ils auraient appelé à l’autonomie des régions kurdes de Syrie lors de la réunion de leur parti du 3 décembre 2009. Au vu de ces nouvelles informations, Amnesty International considère que ces hommes sont des prisonniers d’opinion, détenus seulement pour (...)

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