Écrire Des familles risquent d’être expulsées de force à Phnom Penh

AU 63/11, ASA 23/001/2011 Jusqu’à 1 500 familles vivant aux alentours du lac Boeung Kak, à Phnom Penh, risquent d’être expulsées de force très prochainement car les autorités locales et un promoteur immobilier veulent déblayer le site. Les villageois ont été victimes de manœuvres d’intimidation et de menaces destinées à les contraindre à accepter une indemnisation insuffisante ou une réinstallation. De plus, les forces de sécurité ont eu recours à une force excessive pour disperser des rassemblements pacifiques. Le 2 mars, la municipalité de Phnom Penh a émis un avis d’expulsion concernant les habitants des villages 6, 20, 21, 22 et 24 situés aux abords du lac Boeung Kak. Elle leur donnait une semaine pour contacter les autorités locales au sujet de l’indemnisation, faute de quoi des « mesures strictes » seraient prises. L’avis d’expulsion indiquait également que les autorités ne seraient pas « responsables de la perte ou de la destruction de biens ». L’échéance a été repoussée depuis lors. Les familles concernées vivent sous la menace d’une expulsion forcée depuis que la municipalité de Phnom Penh a accordé, en février 2007, un bail de 99 ans à une entreprise privée pour la mise en valeur de la zone. En août 2008, la société en question a commencé à remplir l’étang de sable, ce qui a provoqué des inondations et détruit des biens. Depuis lors, quelque 2 000 familles vivant aux alentours ont été expulsées de force et celles qui restent (environ 10 000 personnes) risquent de l’être également, bien que certaines (...)

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