Écrire Mexique. Des témoins victimes d’actes d’intimidation après un procès inique.

AU 71/11, AMR 41/013/2011 Une ancienne voisine de Basilia Ucán, femme indigène, et un témoin essentiel lors du procès de celle-ci ont été pressés par des représentants du parquet de faire des dépositions à charge. Amnesty International s’inquiète pour la sécurité de ces personnes qui continuent de résister aux pressions et craint que Basilia Ucán ne soit pas jugée équitablement. Selon certaines informations, la vice-procureure chargée de la zone indigène maya de l’État de Quintana Roo s’est rendue en personne le 5 mars au domicile d’une ancienne voisine de Basilia Ucán, dans la ville de Felipe Carrillo Puerto. Elle est arrivée accompagnée de deux agents de la police judiciaire et a exercé des pressions sur cette femme pour qu’elle fasse des déclarations publiques contre Basilia Ucán. Il est inhabituel qu’une personne occupant une telle fonction effectue ce genre de visite. Amnesty International pense que cette démarche avait pour but d’intimider cette ancienne voisine, qui a maintenant quitté la ville. À la mi-février, un représentant du bureau du procureur (PGJE) avait également rendu visite à une femme, témoin à charge essentiel dans cette affaire, pour la pousser à modifier son témoignage et à affirmer que l’avocat de Basilia Ucán l’avait contrainte à revenir sur sa déclaration initiale incriminant Basilia Ucán. Cette femme, dont le premier témoignage avait été obtenu illégalement en 2007 parce qu’elle était mineure et qu’il n’y avait pas d’interprète ni d’adulte référent pour l’accompagner, s’était par la (...)

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