Écrire Bangladesh. Risque de torture et d’exécution extrajudiciaire .

AU 73/11, ASA 13/002/2011 Manik, un jeune homme de 20 ans, risque d’être victime d’actes de torture et d’une exécution extrajudiciaire. Il a été arrêté le 8 mars 2011, apparemment par les forces de sécurité, alors qu’il était en train de montrer à ses proches l’endroit où son frère aîné avait été tué le 12 février 2011. Le 7 février, Manik et son frère de 25 ans, Shahid, ont été emmenés en garde à vue par des hommes en civil dans un véhicule appartenant à une force de police spéciale, le Bataillon d’action rapide (RAB), à Ashulia, au nord de Dacca (centre du Bangladesh). Manik a été libéré le jour même, mais pas Shahid. Leur famille s’est rendue au poste de police pour demander où se trouvait ce dernier, mais la police a nié l’avoir jamais détenu. Le 12 février vers 5 heures du matin, des habitants du quartier de Bhashantek, à Dacca, ont entendu des coups de feu. Ils ont vu des policiers et des agents du RAB traîner le corps de Shahid. La mère de ce dernier, employée de maison, s’est rendue sans attendre à l’hôpital universitaire de Dacca mais son fils avait déjà succombé à ses blessures par balle. La police a affirmé que Shahid était un criminel de premier plan et qu’il avait été tué dans une « fusillade » avec le RAB. Cependant, la famille rejette cette affirmation et déclare que Shahid était en garde à vue au moment où il a été abattu. Le RAB a ordonné à la famille de ne pas évoquer les faits. Manik étant l’unique témoin de l’arrestation de son frère, il subit de fortes pressions de la part de la police. Sa seconde (...)

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