Écrire Mexique. Des publications sur facebook passibles de trente ans de prison

AU 262/11, AMR 41/052/2011, 31 août 2011 ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 12 OCTOBRE 2011. Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci. Deux Mexicains ont été placés en détention et inculpés de terrorisme et sabotage après avoir été accusés de publier des messages sur Twitter et Facebook. Ils sont actuellement jugés et n’ont pas le droit à un procès équitable. S’ils sont reconnus coupables, ils risquent une peine de trente ans d’emprisonnement. Le 26 août, María de Jesús Bravo Pagola (aussi appelée Maruchi), une journaliste locale, et Gilberto Martínez Vera, enseignant, ont été interpellés à leurs domiciles respectifs par la police judiciaire dans la ville de Veracruz, sur la côte est du Mexique. Selon les autorités de l’État, ces deux personnes ont été retrouvées et arrêtées après qu’une rumeur concernant des bandes criminelles attaquant des écoles locales a circulé sur des réseaux sociaux le 25 août. Des dizaines de parents ont alors retiré leurs enfants de l’école et plusieurs établissements scolaires ont fermé temporairement. Le gouvernement mexicain a imputé la panique à la circulation rapide de fausses informations et accusé María de Jesús Bravo et Gilberto Martínez Vera d’avoir publié cette histoire sur Twitter et Facebook ; ceux-ci ont été placés en détention et inculpés de terrorisme et sabotage aux termes du Code pénal de l’État de Veracruz. Ils ont été transférés vers Xalapa, la capitale de l’État, où ils ont été détenus au secret pendant plus de 60 heures. (...)

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