Écrire Ethiopie. Des détracteurs du gouvernement arrêtés risquent la torture.

AU 282/11, AFR 25/008/2011, 19 septembre 2011 Quatre hommes politiques de l’opposition et deux journalistes ont été arrêtés à Addis-Abeba (Éthiopie) car ils sont soupçonnés d’avoir participé à des activités liées au terrorisme. Ils risquent d’être victimes de torture et d’autres mauvais traitements. Amnesty International pensent qu’ils ont été arrêtés pour avoir exercé en toute légitimité leur droit à la liberté d’expression dans le cadre de leurs professions respectives. Le journaliste Eskinder Nega et les hommes politiques de l’opposition Andualem Arage, Nathanial Mekonnen et Asaminew Berhanu, de l’Unité pour la démocratie et la justice (UDJ), et Zemene Molla, secrétaire général du Parti démocratique national éthiopien, ont été arrêtés le 14 septembre. Le journaliste Sileshi Hagos a été arrêté, quant à lui, le 9 septembre. Ces six hommes sont soupçonnés d’être membres du groupe Ginbot 7, un parti politique interdit. Ils ont tous critiqué ouvertement le gouvernement et ont récemment appelé à la réforme, en public ou par écrit. Ils sont détenus à l’unité d’enquête centrale de la police fédérale à Maikelawi et risquent d’être torturés ou victimes d’autres mauvais traitements à tout moment. Les six personnes citées ont comparu devant un tribunal le 15 septembre, avant d’être renvoyées en détention pour 28 jours. Lorsqu’Eskinder Nega a été emmené au tribunal, les membres de sa famille et les journalistes n’ont pas été autorisés à entrer dans la salle d’audience, ce qui fait craindre fortement qu’il ait déjà été maltraité en détention. (...)

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