Écrire Fathi el Jahmi (h), 66 ans

MDE 19/001/2008 - AU 28/08 Le prisonnier d’opinion Fathi el Jahmi, qui souffre de diabète, d’hypertension et d’une maladie coronarienne, est privé des soins médicaux requis par son état de santé, qui ne cesse de se détériorer. À défaut d’une prise en charge adaptée, sa vie pourrait être gravement menacée. Fathi el Jahmi est détenu à l’isolement dans un lieu qui n’a pas été rendu public. On pense qu’il s’agit d’un bâtiment de l’Agence de sûreté intérieure dans la banlieue de Tripoli. Selon des personnes qui l’ont vu, il avait à peine la force de parler et paraissait émacié, même si ses jambes étaient gonflées. Il est possible que ses conditions de détention s’apparentent à un traitement ou un châtiment cruel, inhumain et dégradant. La Libye est partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, qui interdisent de tels traitements. Seules quelques visites sporadiques avec sa famille lui ont été accordées ; en 2007, il n’en aurait reçu aucune. Selon toute évidence, il lui est interdit de recevoir du courrier, des livres ou des journaux. Fathi el Jahmi a été arrêté le 26 mars 2004 après avoir critiqué Mouammar Kadhafi, le chef de l’État libyen, et appelé à la réforme politique dans des interviews accordées à des médias internationaux. Le ministère libyen des Affaires étrangères, le Comité populaire général de Liaison extérieure et de Coopération internationale, a informé Amnesty International (...)

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