Écrire Faustin Bambou (h), journaliste

AFR 19/001/2008 - AU 30/08 Le 28 janvier, le journaliste Faustin Bambou a été condamné à l’issue d’un procès inique à six mois d’emprisonnement et un franc CFA symbolique de dommages et intérêts (le franc CFA a cours dans six États d’Afrique centrale et équivaut à 0,15 centimes d’euros) par le Tribunal de grande instance. Amnesty International considère Faustin Bambou comme un prisonnier d’opinion qui n’a fait qu’exercer son droit à la liberté d’expression dans le cadre de ses activités professionnelles. Faustin Bambou a été arrêté par les gendarmes le 11 janvier et placé en détention à la Section de recherche et d’investigation (SRI) de la Gendarmerie nationale, avant d’être transféré à la prison de Ngaragba à Bangui, la capitale. Il a été inculpé d’incitation à la révolte, d’injures et de diffamation après la parution dans son journal, Les Collines de l’Oubangui, d’un article, le 21 décembre 2007, qui accusait deux ministres du gouvernement d’avoir détourné des fonds qui auraient pu servir à payer les arriérés de salaire de fonctionnaires. Lors de l’ouverture de son procès, le 21 janvier, ses avocats se sont retirés en signe de protestation lorsque le juge a rejeté leur argumentation dénonçant une procédure judiciaire abusive de la part de l’accusation. Selon eux, Faustin Bambou aurait dû être poursuivi en vertu de la Loi de 2004 relative à la presse (qui protège les journalistes des peines de prison ferme pour les activités liées à leur profession) et non au pénal. La procédure a continué sans que Faustin Bambou se (...)

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