Écrire Iran. Sakineh Mohammadi risque de nouveau d’être exécutée

AU 3/12, MDE 13/001/2012, 6 janvier 2012 Fin décembre, la presse iranienne a, semble-t-il, commencé à relayer une nouvelle fois des informations selon lesquelles Sakineh Mohammadi Ashtiani, une femme risquant d’être exécutée en Iran, pourrait être pendue plutôt que lapidée. Ces articles récents indiquent que cette femme risque toujours d’être exécutée, et ce à tout moment. Sakineh Mohammadi Ashtiani, âgée de 44 ans et mère de deux enfants, vit dans la province de l’Azerbaïdjan oriental (nord-ouest de l’Iran). Elle a été arrêtée en 2005 à la suite de l’homicide de son mari. À l’issue d’un procès inique, elle a été reconnue coupable d’« adultère en étant mariée » et de complicité de meurtre. Sa peine d’emprisonnement initiale pour ce dernier chef aurait été ramenée de 10 à cinq ans, auquel cas elle serait déjà arrivée à son terme. L’« adultère en étant marié » est passible de la lapidation. On ignore si la requête formulée en juillet 2010 par l’avocat de Sakineh Mohammadi Ashtiani pour demander une révision judiciaire de la peine de lapidation a été suivie d’effet. S’il s’avère que cette femme est maintenant détenue uniquement pour avoir eu des relations sexuelles consenties, Amnesty International la considèrera comme une prisonnière d’opinion et demandera sa libération immédiate et inconditionnelle. Sakineh Mohammadi Ashtiani est détenue à la prison de Tabriz, en Azerbaïdjan oriental, et n’est représentée par aucun avocat depuis que le sien a été emprisonné et frappé d’une interdiction de pratiquer le droit. Selon l’Agence de (...)

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