Écrire Bélarus. La femme d’Andreï Sannikau inquiète pour son mari.

Action complémentaire sur l’AU 299/11, EUR 49/001/2012, 30 janvier 2012 Le prisonnier d’opinion bélarussien Andreï Sannikau a revu sa femme pour la première fois depuis trois mois le 24 janvier. Il lui a confié avoir été torturé et craindre pour sa vie. Andreï Sannikau, candidat de l’opposition lors de la dernière élection présidentielle, a été condamné à cinq ans d’emprisonnement le 14 mai 2011 pour sa participation aux manifestations postélectorales organisées en décembre 2010 à Minsk. Il a été autorisé à s’entretenir avec son avocat le 20 janvier et avec sa femme, Irina Khalip, le 24 janvier. Cette dernière a déclaré lors d’une conférence de presse, tenue le 25 janvier, que son mari était maigre et semblait aller mal et qu’il lui a dit que « la torture [avait] commencé » depuis septembre. Elle a ajouté qu’à la fin de la visite, il lui a montré un papier en disant : « C’est une question de vie ou de mort. Ils peuvent me tuer à n’importe quel moment. » Andreï Sannikau a également affirmé à sa femme qu’on l’avait menacé de faire du mal à son fils, âgé de quatre ans. Il lui a expliqué que le 20 novembre, sous pression et craignant pour son fils, il a signé une demande de grâce adressée au président bélarussien, Alexandre Loukachenko. Andreï Sannikau n’a pas pu parler ouvertement ni à son avocat ni à sa femme. Avant la visite du premier, tous deux ont été avertis qu’ils ne devaient pas discuter d’autre chose que de l’affaire et des voies de recours. Des gardiens étaient présents lors de l’entretien, qui a été enregistré. Andreï (...)

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