Écrire Panama. Craintes pour des manifestants après deux homicides (Jerónimo Rodríguez Tugri, Mauricio Méndez).

AU 39/12, AMR 44/001/2012, 7 février 2012 Deux membres d’un peuple indigène du Panama ont été tués et 40 auraient été blessés lorsque la police a dispersé leur manifestation, le 5 février. Les rassemblements de protestation devraient se poursuivre à travers le pays et on craint que les forces de sécurité de l’État ne fassent usage d’une force excessive. Le 30 janvier, des membres du peuple indigène ngäbe-buglé sont descendus dans la rue pour protester contre la modification d’un projet de loi qui, selon eux, permettra la construction d’installations hydroélectriques sur leurs terres, situées dans le nord du pays (provinces de Chiriquí, Veraguas et Bocas del Toro). Depuis lors, le mouvement s’est étendu et plusieurs parties de l’autoroute panaméricaine sont bloquées par des milliers de manifestants. L’un d’eux, Jerónimo Rodríguez Tugri, a été abattu le 5 février à San Felix (province de Chiriquí) et, d’après les informations recueillies par Amnesty International, un autre manifestant serait dans un état critique. Plus de 40 autres personnes, dont des policiers, auraient été blessées. Le 7 février, les médias ont signalé la mort d’un manifestant, Mauricio Méndez, survenue à David (province de Chiriquí). Les circonstances de ce décès n’ont pas encore été confirmées. Des organisations de défense des droits humains, des collectifs écologistes et des groupes religieux ont formulé de nombreuses allégations concernant le recours à une force excessive par la police – notamment l’utilisation d’armes à feu pour disperser des (...)

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