Écrire Inde. Des manifestants risquent d’être arrêtés sous peu.

Action complémentaire sur l’AU 367/11, ASA 20/008/2012, 7 mars 2012 Seize personnes militant contre un projet de centrale nucléaire dans l’État du Tamil Nadu (sud de l’Inde), risquent d’être arrêtées sous peu après que le bureau du Premier ministre indien a prétendu que des ONG avaient détourné illégalement des fonds reçus de l’étranger pour les verser aux manifestants. Plusieurs manifestants luttent contre un projet de centrale nucléaire russe qui devrait être construite près du village côtier de Kudankulam, car ils estiment que celle-ci menacera la population locale. Leur responsable est le Dr S. P. Udayakumar, un enseignant. Ces individus sont déjà inculpés de sédition (crime contre l’État) et de guerre contre l’État et s’ils sont déclarés coupables, ils pourraient être condamnés à la réclusion à perpétuité. S’ils sont arrêtés et déclarés coupables d’avoir reçu de l’argent illégalement pour financer les mouvements de protestation, ils risquent jusqu’à deux ans de prison. S. P. Udayakumar affirme que le Mouvement du peuple contre l’énergie nucléaire (MPCEN), auquel appartiennent les manifestants, a envoyé une lettre au bureau du Premier ministre pour lui demander de revenir sur ses propos. Il a rendu public le bilan de l’organisation et assure que cette dernière fait preuve de transparence au sujet de ses comptes, y compris concernant les fonds envoyés par la population locale de Kudankulam. La police accuse les 16 manifestants de plus de 55 charges comprenant, en plus de la sédition et de la guerre contre l’État, la (...)

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