Écrire Suriname. La modification de la loi d’amnistie risque de mettre fin a un procès en cours

AU 98/12, AMR 48/001/2012, 2 avril 2012 ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 17 MAI 2012 À : Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci. Le Parlement surinamien se prononcera sous peu sur des modifications proposées concernant la loi d’amnistie en vigueur depuis 1992 dans le pays. Si elles étaient adoptées, elles permettraient la suspension d’un procès en cours sur l’homicide de 15 personnes datant de décembre 1982, qui est attribué au président actuel, Dési Bouterse, entre autres. Les députés surinamiens débattent actuellement d’un projet de modification de la loi d’amnistie du pays (1992). Les modifications proposées rallongeraient la période couverte par l’amnistie pour les infractions pénales liées à la défense de l’État, la faisait passer de 1985-1989 à avril 1980-août 1992. Seront ainsi concernées les exécutions extrajudiciaires de 15 opposants au régime militaire d’alors, qui ont eu lieu le 8 décembre 1982. Le président en exercice, Dési Bouterse, chef des armées à l’époque, est actuellement jugé pour ces meurtres, de même que 24 autres personnes. Si elle est adoptée, la nouvelle loi d’amnistie mettra fin à ce procès, privant les familles des victimes de leurs droits à la justice, à la vérité et à des réparations. Elle exclura par ailleurs l’ouverture de toute future enquête sur les plaintes pour crimes de droit international et violations flagrantes des droits humains commis entre 1980 et 1992. Le texte modifié prévoirait, semble-t-il, qu’une amnistie soit (...)

Action terminée

Toutes les infos

Infos liées

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse