Écrire Afghanistan. Un journaliste détenu, Nasto Naderi, risque la torture, voire la mort

AU 120/12, ASA 11/008/2012, 30 avril 2012 ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 11 JUIN 2012. Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci. Le journaliste de télévision afghan Nasto Naderi est détenu sans inculpation depuis le 21 avril, date à laquelle il a été convoqué au parquet général pour y être interrogé au sujet d’une émission controversée. Il risque fort la torture, voire la mort. Nasto Naderi travaille pour Noorin TV à Kaboul, la capitale afghane. Il anime l’émission Salaam to my homeland, qui révèle des affaires de corruption et de criminalité et soulève d’autres questions sujettes à controverse dans lesquelles sont souvent impliqués des personnalités de premier plan du gouvernement et des députés. Le directeur de la chaîne a indiqué à Amnesty International que le procureur général avait convoqué Nasto Naderi le 21 avril pour l’interroger à la suite de la diffusion d’une émission critiquant le maire de Kaboul. Arrêté à son bureau, ce journaliste est incarcéré sans inculpation depuis lors au centre de détention de Kaboul. Il est privé d’avocat et n’a pas pu comparaître devant un tribunal. Nasto Naderi a peut-être été arrêté et placé en détention uniquement pour avoir dénoncé, dans son émission, des faits de corruption dans le cadre de l’adjudication, par la municipalité de Kaboul, de marchés pour la construction de routes. Aux termes de la législation afghane qui régit les médias, cet homme aurait dû d’abord faire l’objet d’investigations de la Commission d’enquête (...)

Action terminée

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir