Écrire Jamil Mohammad Burhan (h), 24 ans

EUR 42/001/2008 - AU 46/08 Les autorités suédoises prennent actuellement des dispositions en vue de l’expulsion du demandeur d’asile Jamil Burhan vers l’Érythrée. Amnesty International craint sérieusement qu’il ne soit détenu et torturé s’il retourne dans ce pays, car le simple fait de demander asile ailleurs y est considéré comme une trahison envers la nation. La Suède est partie à un certain nombre de traités internationaux qui interdisent expressément les reconduites à la frontière dans de telles circonstances. Selon ses avocats, Jamil Mohammad Burhan est né en Arabie saoudite de parents érythréens. Il a grandi dans ce pays, où sa famille vit encore. Sa nationalité et sa citoyenneté ne sont pas clairement établies, mais il semble qu’il n’a pas le droit d’entrer sur le territoire saoudien, si bien qu’il ne peut pas y être envoyé. Il est arrivé en Suède en août 2002 et a déposé une demande d’asile. Celle-ci a été rejetée le 23 décembre 2003, et il a été débouté de l’appel interjeté contre cette décision le 27 octobre 2004, au motif que, étant donné qu’il avait indiqué ne jamais être allé en Érythrée, il ne présenterait aucun intérêt pour les autorités de ce pays et ne serait donc pas en danger. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) recommande actuellement à tous les États d’« éviter absolument de renvoyer de force des demandeurs d’asile en Érythrée, même lorsque leur requête a été rejetée, et [de] leur accorder au contraire des moyens supplémentaires pour se protéger ». Depuis le début de l’année (...)

Action terminée

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir