Écrire Gambie. Tous les condamnés à mort vont être exécutés

AU 247/12, AFR 27/005/2012, 23 août 2012 VEUILLEZ ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 15 SEPTEMBRE 2012 À : Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci. Le président gambien Yahya Jammeh a annoncé que toutes les personnes sous le coup d’une condamnation à mort seraient exécutées d’ici à la mi-septembre. Amnesty International l’exhorte à se rétracter immédiatement et à instaurer un moratoire officiel sur les exécutions. Les 19 et 20 août, lors d’un discours diffusé à la télévision à l’occasion de la fête musulmane de l’Aïd al Fitr, le président Jammeh a annoncé que, d’ici à la mi-septembre, toutes les peines de mort seraient « appliquées à la lettre » afin que « les criminels aient ce qu’ils méritent ». Il n’y a eu aucune exécution en Gambie depuis 27 ans. Selon le gouvernement gambien, il y avait 42 hommes et deux femmes condamnés à mort au 31 décembre 2011, dont 13 l’avaient été au cours de l’année. En 2012, trois hommes se seraient vu infliger la peine capitale, portant le nombre de condamnés à mort à 47. L’annonce faite par le président a suscité beaucoup de crainte et de désarroi parmi les condamnés à mort et leurs familles. Les crimes passibles de la peine capitale en Gambie sont le meurtre et la trahison, et la méthode d’exécution utilisée est la pendaison. Dans ce pays, ce châtiment est connu pour être un moyen de répression des opposants politiques. En outre, les normes internationales d’équité des procès, notamment la présomption d’innocence, le droit de bénéficier des (...)

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