Bonne nouvelle Des militantes et militants des droits des femmes ne sont plus en danger immédiat

Vitalina Koval et d’autres militant-e-s des droits des femmes et des LGBTI ne sont plus considérés comme menacés de violence, comme ils l’étaient après les agressions qui ont entaché la Journée internationale des droits des femmes en Ukraine le 8 mars. Depuis ces événements, Vitalina Koval a bénéficié de mesures de protection satisfaisantes lors d’une action médiatique le 31 mars, lors de laquelle elle a appelé à mettre fin à l’impunité pour les groupes d’extrême-droite en Ukraine.

Le 31 mars, la police d’Oujgorod a assuré avec succès la protection des personnes qui ont participé à une action médiatique « Pour une Oujgorod européenne ! Contre l’impunité pour l’extrême-droite », organisée par Vitalina Koval, militante des droits des femmes et des LGBTI. Cette action a été organisée en réponse à une série d’agressions et de menaces par des groupes d’extrême-droite à Oujgorod, en Ukraine, qui ont entaché la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars.

Beaucoup de personnes ayant participé à cette manifestation, notamment Vitalina Koval, organisatrice de l’événement, Ivan Danatsko et Ivan Dyulay, ont été agressées, tandis que d’autres comme Aleksandr Peresolyak ont plus tard été pris pour cible et menacés de violence. À Lviv (ville située dans l’ouest de l’Ukraine), les assaillants ont jeté des briques sur un tramway dans lequel se trouvaient des militants qui quittaient la manifestation, mais malgré l’existence de preuves vidéo de l’attaque, personne n’a été arrêté. Plus tard ce jour-là, un autre participant à la manifestation a souffert d’une fracture du crâne après avoir semble-t-il été battu par des militants d’extrême-droite près de chez lui.

À Oujgorod, la police a arrêté le groupe d’agresseurs qui a aspergé de peinture rouge des participants à la manifestation, mais ils ont été libérés quelques heures plus tard seulement. Parallèlement, à Kiev, non seulement la police n’a pas appréhendé les agresseurs, qui avaient également jeté de la peinture, mais elle a emmené au poste une des organisatrices de l’événement, Olena Chevtchenko, pour soumettre un protocole administratif pour violation présumée d’un ordre en vue d’organiser des rassemblements publics. Le 15 mars, le tribunal de district de Chevtchenkivsky, à Kiev, a estimé qu’elle n’avait commis aucune infraction et a classé l’affaire.

Vitalina Koval a dit à Amnesty International qu’elle pensait que les mesures prises par la police pour assurer la protection des manifestants le 31 mai sont en grande partie dues au nombre d’appels que les policiers lui ont dit avoir reçus. Elle a continué en remerciant du fond du cœur toutes les personnes qui ont agi sur ce cas. « Recevoir ce soutien fait chaud au cœur », a-t-elle déclaré. « Quand vous voyez qu’autant de personnes vous soutiennent, cela vous aide à vous calmer et à prendre confiance, et cela vous donne la force d’avancer. »

Amnesty International salue les mesures prises par la police d’Oujgorod pour veiller à ce que l’action du 31 mars ait lieu dans un environnement sûr et favorable, et l’encourage à fournir les mêmes mesures de protections lors des futurs actions et événements. Une enquête efficace doit toutefois être menée sur les agressions du 8 mars.

Amnesty International continuera de suivre l’évolution de la situation et appelle le chef de la Police nationale à Oujgorod et le ministre de l’Intérieur à veiller à ce qu’une enquête efficace et impartiale soit menée dans les meilleurs délais sur toutes les attaques perpétrées par des personnes d’extrême-droite contre des militants le 8 mars et autour de cette date, et à ce que les responsables seront amenés à rendre des comptes.

Merci à toutes les personnes qui ont envoyé des appels. Aucune action complémentaire n’est requise de la part du réseau Actions urgentes.

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