IRAN : Akbar Ganji PRÉOCCUPTIONS POUR LA SANTÉ / PRISONNIER D’OPINION /DÉTENTION AU SECRET

MDE 13/029/2006

Informations complémentaires sur l’AU 164/05 (MDE 13/025/2005 du 14 juin 2005) et suivantes (MDE 13/034/2005 du 14 juillet 2005, MDE 13/037/2005 du 19 juillet 2005 et MDE 13/044/2005 du 23 août 2005)

PRÉOCCUPTIONS POUR LA SANTÉ / PRISONNIER D’OPINION /
DÉTENTION AU SECRET

IRAN : Akbar Ganji, (h), 46 ans, journaliste

Londres, le 23 mars 2006

Le prisonnier d’opinion Akbar Ganji a été libéré de la prison d’Evin le 17 mars 2006.

Le lendemain, Massoumeh Shafii, son épouse, aurait déclaré : « À ma surprise, les responsables de la prison l’ont amené à la maison à 22 heures hier soir. Je ne m’attendais pas à cela, parce que les documents indiquaient qu’il ne serait pas remis en liberté avant le 30 mars. Je suis extrêmement heureuse...Je lui ai demandé de ne pas parler parce que je suis très inquiète et je ne veux pas que la même chose recommence. » Elle a indiqué qu’il était très faible physiquement et qu’il ne pesait plus que 49 kilogrammes.

Akbar Ganji avait été arrêté en avril 2000, en même temps que 17 journalistes et intellectuels iraniens qui avaient participé à une conférence culturelle à Berlin. Il a été condamné à une peine de dix ans d’emprisonnement, réduite en appel à six mois, pour « participation à un complot contre la sécurité nationale » et « propagande contre le système islamique » (pour de plus amples informations, voir l’EXTRA 43/00, MDE 13/007/2000 du 25 avril 2000 et ses mises à jour). En juillet 2001, il a été jugé pour avoir « recueilli des documents officiels confidentiels en vue de porter atteinte à la sécurité de l’État » et pour « propagande », et a été condamné à six ans d’emprisonnement. En 2000, Akbar Ganji avait mis en cause dans un certain nombre d’articles (publiés par la suite dans un ouvrage) la responsabilité de personnalités politiques iraniennes dans l’ « affaire des meurtres en série » concernant les meurtres en 1998 de plusieurs écrivains et militants politiques de renom. Parmi les personnes citées dans ces articles figurait l’ancien président de la République, Ali Akbar Hashemi Rafsandjani.

En 2005, Akbar Ganji avait fait une grève de la faim durant deux mois en signe de protestation contre les autorités, qui le privaient des soins médicaux nécessités par son asthme chronique, malgré les recommandations de spécialistes qui préconisaient un traitement hors de la prison. Au bout de trente-sept jours, il avait été conduit à l’hôpital de Milad, à Téhéran, où il avait poursuivi sa grève de la faim qu’il n’arrêtée qu’au bout de presque soixante-dix jours ; il avait, semble-t-il, perdu plus de 30 kilogrammes.

Dans une déclaration, les autorités judiciaires ont annoncé qu’Akbar Ganji avait été libéré pour Nowruz, célébration du nouvel an persan, qui dure jusqu’au 3 avril. Il est indiqué dans la déclaration que sa peine d’emprisonnement se termine officiellement le 30 mars 2006.

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