IRAN Mehdi Babaei Ajabshir Détention au secret / Craintes de torture / Prisonnier d’opinion présumé

MDE 13/036/2007
Informations complémentaires sur l’AU 221/06 (MDE 13/093/2006, 17 août 2006)

Détention au secret / Craintes de torture / Prisonnier d’opinion présumé

IRAN Mehdi Babaei Ajabshir (alias Oxtay) (h), militant de 32 ans (âge non confirmé)
23 mars 2007
Mehdi Babaei Ajabshir (alias Oxtay), militant azéri iranien de premier plan, a été libéré en janvier de la prison de Tabriz, après avoir purgé une peine de six mois d’emprisonnement.
Le 2 septembre 2006, ou aux environs de cette date, Mehdi Babaei Ajabshir a été jugé et condamné à six mois d’emprisonnement par la 1ère chambre du tribunal révolutionnaire de Tabriz. Il a été déclaré coupable d’« appartenance à une organisation illégale visant à attenter à la sécurité de l’État », en vertu de l’article 499 du Code pénal islamique. Amnesty International considérait cet homme comme un prisonnier d’opinion, car il était détenu uniquement en raison de ses activités pourtant pacifiques en faveur des droits de la minorité turque azérie d’iran.
L’organisation est convaincue que le procès de Mehdi Babaei Ajabshir n’a pas respecté les normes internationales d’équité, étant donné que la plupart des éléments de « preuve » retenus contre lui concernaient sa participation légitime à des événements culturels et politiques de la communauté azérie, notamment des manifestations en mai 2006, un rassemblement au château de Babek et des cours en langues turque et azérie à l’Université islamique Azad, à Tabriz. On lui a également reproché d’avoir été « absorbé dans des cercles nationalistes pour avoir lu des ouvrages et journaux en langue turque », d’avoir assisté aux obsèques du linguiste et universitaire azéri Mohammad Ali Farzaneh en 2005 et d’avoir « navigué sur Internet en quête de sites nationalistes ».
Mehdi Babaei Ajabshir a été arrêté dans la rue, le 11 juillet 2006, par des responsables du ministère du Renseignement. Le 28 juin, 16 policiers s’étaient rendus chez lui pour l’interpeller. Comme il était absent, ils ont saisi des livres et des CD en turc azéri, ainsi que l’ordinateur familial, une affiche et des albums de photos de famille. Devant les proches de Mehdi Babaei Ajabshir, les policiers auraient menacé de le torturer, voire de l’abattre, une fois qu’ils auraient mis la main sur lui. Pendant la nuit, la police du ministère du Renseignement a téléphoné à maintes reprises à sa famille, la sommant de révéler où se trouvait Mehdi Babaei Ajabshir. Elle a arrêté son frère Ali, qui a été libéré le lendemain, après s’être engagé à convaincre son frère Mehdi de se présenter au bureau du ministère du Renseignement à Tabriz.
Après son interpellation, les proches de Mehdi Babaei Ajabshir n’ont appris où il se trouvait que lorsqu’il leur a téléphoné, le 21 juillet, pour leur dire qu’il était détenu dans un centre de détention du ministère du Renseignement à Tabriz, où il aurait été torturé. Il a ensuite été transféré dans la prison de Tabriz.
Aucune action complémentaire n’est requise de la part des membres du Réseau Actions urgentes pour le moment. Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels.

Communication Mars-Avril 2007
Nous rappelons aux nouveaux inscrits qu’à tout moment vous pouvez retrouver, entre autres choses, le B.A BA du participant aux actions urgentes (AU), des informations sur la genèse d’une AU, des indications sur comment écrire, comment aborder une AU, et bien d’autres précisions sur cette technique d’action chère à Amnesty, ici :
http://www.amnestyinternational.be/doc/rubrique822.html
Les récentes bonnes nouvelles
République Démocratique du Congo
 : l’ordre illégal d’arrêter l’avocat Joseph Dunia Ruyenzi a été annulé le 23 février. Au tribunal, le procureur général de Goma, qui avait introduit le recours au nom de Maître Dunia, a cité l’Action urgente lancée par Amnesty International comme un exemple de l’indignation de la communauté internationale devant l’ordre de faire arrêter l’avocat. Joseph Dunia Ruyenzi tient à remercier les membres d’Amnesty International qui se sont mobilisés pour lui (réf : AFR 62/007/2007).
Pakistan. Samiullah Baloch a été relâché de prison le 10 décembre 2006 après plusieurs mois de détention, de torture et de cellule d’isolement pour avoir eu le malheur d’être le frère du sénateur et secrétaire à l’information du Parti national du Baloutchistan. Celui-ci a écrit aux militants d’Amnesty pour les remercier de leurs appels : « Je suis particulièrement touché par l’action d’Amnesty International en faveur de mon frère et vous remercie du fond du coeur pour votre mobilisation et vos efforts qui ont mené à sa libération. »

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