Bonne nouvelle Le gouvernement israélien met un terme aux expulsions forcées

Le gouvernement israélien a déclaré qu’il allait mettre fin aux expulsions forcées de demandeurs d’asile érythréens et soudanais vers des pays tiers au titre de la « Procédure pour l’expulsion vers des pays tiers ». Cette annonce fait suite à la libération de 280 demandeurs d’asile détenus dans le cadre de cette politique, libération ordonnée par la Haute Cour de justice.

Les autorités israéliennes ont déclaré qu’elles n’expulseront pas de force les demandeurs d’asile érythréens et soudanais depuis Israël vers un « pays tiers » africain. Elles ne délivreront plus de notifications d’expulsion et ne mèneront plus d’audiences d’expulsion. Cependant, le gouvernement a déclaré que les demandeurs d’asile érythréens et soudanais, considérés par Israël comme des « infiltrés », seront encouragés à quitter Israël « volontairement ».

Les autorités israéliennes doivent veiller à leur fournir des papiers les autorisant à vivre et travailler légalement en Israël et les protégeant contre la détention et l’expulsion illégales. Elles ne doivent en aucun cas faire pression sur les demandeurs d’asile africains pour qu’ils quittent « volontairement » le pays au moment du renouvellement de leurs visas, conformément aux obligations internationales qui leur imposent de ne pas transférer une personne vers un pays où elle risque de subir de graves violations des droits humains ou ne serait pas protégée contre un tel transfert.

Depuis le 4 février, des mesures d’expulsion ont été notifiées au titre de la nouvelle « Procédure pour l’expulsion vers des pays tiers ».à 280 demandeurs d’asile érythréens et soudanais, qui étaient détenus au centre de détention de Holot, situé dans le désert du Néguev/Naqab. Ayant refusé de quitter Israël, ils ont alors été conduits à la prison de Saharonim, dans l’attente de leur expulsion. Les 280 demandeurs d’asile ont tous été libérés entre le 2 et le 15 avril, sur ordre de la Haute Cour de justice, dans le cadre d’une affaire portant sur la légalité des expulsions menées par Israël vers des « pays tiers » non précisés, en Afrique – de l’avis général, l’Ouganda et le Rwanda. La Haute Cour a ordonné au gouvernement de cesser les expulsions, puisqu’il n’a pas fourni d’informations supplémentaires sur les accords d’expulsion. Toutefois, les 280 demandeurs d’asile se sont vus accorder des visas d’un mois seulement, ce qui ne leur permet pas de travailler ni de vivre dans les sept villes principales d’Israël.

Parmi ceux qui ont été libérés figure « Tesfai » (son nom a été modifié), demandeur d’asile érythréen âgé de 29 ans, qui a vu sa demande d’asile rejetée sans aucune explication. Il a été arrêté en novembre 2017 parce qu’il n’avait pas de visa valide. Au bout de 100 jours de détention, on lui a dit qu’il devait quitter Israël et se rendre au Rwanda. Lorsqu’il a refusé, il a été détenu au titre de la nouvelle politique adoptée par l’Autorité israélienne de la population, de l’immigration et des frontières, au motif qu’il n’a pas coopéré.

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