Bonne nouvelle Le réalisateur Keywan Karimi a été libéré

Keywan Karimi, réalisateur iranien, a été libéré de la prison d’Evin, à Téhéran, le 19 avril 2017. Il était en prison depuis le 23 novembre 2016. Keywan Karimi était un prisonnier d’opinion.

Keywan Karimi, réalisateur iranien et membre de la minorité kurde d’Iran, a été libéré le 19 avril 2017 après avoir passé près de cinq mois en prison.

D’après une interview donnée par son avocat, Amir Raeisian, au site Internet d’informations Saat24 (24 Heures) le 19 avril 2017, Keywan Karimi a été libéré après que le Bureau du procureur et la 54e chambre de la cour d’appel de Téhéran se sont mis d’accord pour lui accorder la liberté conditionnelle. Il sera mis à l’épreuve jusqu’à fin octobre 2017. Sa peine de flagellation de 223 coups de fouet peut être appliquée à tout moment et sa peine de cinq ans de prison avec sursis est toujours d’actualité.

Keywan Karimi a été arrêté chez lui à Téhéran le 14 décembre 2013, vraisemblablement par des agents des services de renseignements des pasdaran (gardiens de la révolution). Il a ensuite été placé à l’isolement pendant 12 jours à la section 2A de la prison d’Evin sans pouvoir contacter un avocat. Il n’a pu passer un bref appel téléphonique à sa famille qu’une semaine après son arrestation, mais n’a pas été autorisé à leur dire qu’il avait été arrêté ni où il était détenu. Il n’a pas été autorisé à consulter un avocat avant le 26 décembre 2013, lorsqu’il a été libéré sous caution.

Le 13 octobre 2015, à l’issue d’un procès inique qui s’est déroulé devant un tribunal révolutionnaire à Téhéran, Keywan Karimi a été condamné à six ans de prison pour « outrage aux valeurs sacrées de l’islam » et 223 coups de fouet pour « relations illicites ne constituant pas un adultère ». Le premier chef d’accusation faisait suite à un clip vidéo musical que les autorités ont trouvé sur son disque dur, et le second a été retenu contre lui parce qu’il avait « serré la main » d’une amie poète et s’était « trouvé sous le même toit » qu’une femme « dont la tête et le cou n’étaient pas couverts ». Une cour d’appel avait confirmé sa peine de flagellation et statué qu’il devait purger une année sur sa peine de six ans d’emprisonnement. Les cinq années restantes ont été transformées en peine de prison avec sursis, sous couvert de « bonne conduite ».

Amnesty International considérait Keywan Karimi comme un prisonnier d’opinion, incarcéré seulement pour avoir exercé son droit aux libertés d’expression et d’association.

L’organisation continuera de surveiller cette affaire.

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