MALDIVES : Jennifer Latheef (f), 33 ans Préoccupations pour la santé / Préoccupations d’ordre juridique / Prisonnière d’opinion

ASA 29/008/2006

Informations complémentaires sur l’AU 273/05 (ASA 29/007/2005, 19 octobre 2005) et suivante (ASA 29/008/2005, 31 octobre 2005)

Préoccupations pour la santé / Préoccupations d’ordre juridique / Prisonnière d’opinion

MALDIVES Jennifer Latheef (f), 33 ans

26 octobre 2006

Jennifer Latheef, militante de l’opposition et prisonnière d’opinion, a été libérée le 16 août 2006.
Condamnée à une peine de dix ans d’emprisonnement le 18 octobre 2005, elle a passé dix mois derrière les barreaux. Elle a été reconnue coupable de « terrorisme », après avoir protesté contre les morts en détention et la répression politique aux Maldives. Amnesty International considère que cette femme a été incarcérée uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit de manifester.
Jennifer Latheef a appris que son assignation à domicile allait prendre fin par le biais d’une grâce présidentielle. Elle a tout d’abord refusé cette offre de libération proposée par le gouvernement, et ce pour deux raisons : premièrement, parce qu’elle aurait dû être libérée sans condition, et non par une grâce présidentielle (cela impliquerait qu’elle ait commis une infraction dûment reconnue par la loi, ce qui n’est pas le cas) et deuxièmement parce qu’elle insistait pour que les quatre autres prisonniers politiques, condamnés lors du même procès, soient également remis en liberté. Après avoir consulté des amis et d’autres défenseurs des droits humains, Jennifer Latheef a décidé d’accepter l’offre qui lui était faite. Depuis qu’elle a été libérée de son assignation à domicile, elle a déclaré qu’elle continuerait à militer pour que d’autres prisonniers politiques soient libérés et pour que la condamnation prononcée contre elle par le tribunal soit annulée.
Dans un message adressé à Amnesty International, Jennifer Latheef a déclaré : « Je pense qu’Amnesty ainsi que des amis des Maldives et du monde entier se sont donné énormément de mal afin de garantir ma liberté. J’aimerais remercier chacun de ceux qui ont cru en mon innocence et qui ont mis leur sensibilité, leur temps et leur énergie non seulement au service de ma cause, mais aussi au service de la cause de tous les Maldiviens. Je souhaite ardemment que la communauté internationale continue à témoigner des violations des droits humains et des erreurs judiciaires qui ont lieu quotidiennement aux Maldives. Je crois également que les grandes réformes que je souhaite pour mon pays ne pourront être conduites que grâce à un intense travail de pression international en ce sens. »

Depuis sa libération, Jennifer Latheef a voyagé en Europe et a rencontré de nombreuses personnes intéressées par la situation des droits humains aux Maldives. À la fin du mois de septembre 2006, elle s’est rendue au Secrétariat international de l’organisation, à Londres.

Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels en faveur de Jennifer Latheef. Aucune action complémentaire n’est requise.

Le réseau des actions urgentes (AU) a proposé un nombre particulièrement élevé d’actions cette année et la liste n’est pas encore finie ! Fin juin, nous comptions pour 2006 183 AU et 165 mises à jour visant près de 60 pays et mettant en lumière des dizaines de sujets de préoccupation. Côté résultats, plus de 50 AU lancées cette année sont déjà closes dont une grande partie a connu un dénouement positif. Les sujets de préoccupation les plus traités cette année ont été :« craintes pour la sécurité », « craintes de tortures », « mauvais traitement », « peine de mort » et « détention au secret ». Cependant, le réseau des AU continue d’élargir le champ des motifs d’intervention : « privation de nourriture », « santé », « expulsions », etc.
Quelques bonnes nouvelles !
Burundi — libération de deux détenus : Thacien Sibomana et Poppon Mudugu, membres de l’AC Génocide Cirimoso, qui s’efforce de prévenir un nouveau génocide au Burundi, ont été libérés, aucune charge n’ayant été retenue contre eux (AFR 16/0082006).Brésil — Maria Aparecida Denadai n’est plus en danger  : grâce à la campagne menée en sa faveur, elle peut aujourd’hui bénéficier d’une protection policière suffisante et adaptée (AMR 19/004/2006).

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