RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : Claude Yabanda (h), responsable politique de l’opposition Craintes de torture ou de mauvais traitements / Craintes de condamnation à mort

AFR 19/001/2007

Informations complémentaires sur l’AU 158/06 (AFR 19/003/2006, 5 juin 2006)

Craintes de torture ou de mauvais traitements / Craintes de condamnation à mort

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE Claude Yabanda (h), responsable politique de l’opposition

16 février 2007
Amnesty International a appris que le militant politique de l’opposition Claude Yabanda avait été libéré le 11 novembre 2006. Il a rejoint des membres de sa famille installés en France.

Claude Yabanda, haut responsable du Front Patriotique pour le Progrès (FPP), parti d’opposition socialiste, avait été arrêté le 29 avril 2006. Les autorités l’ont accusé de collaborer avec des groupes armés qui s’efforceraient de renverser le gouvernement du président François Bozizé, et l’ont inculpé d’« atteinte à la sûreté intérieure de l’État », une infraction passible de la peine de mort.

Début novembre, le Haut Commissaire aux droits de l’homme de la République centrafricaine a contacté Claude Yabanda et lui a conseillé de demander une permission de sortie de deux mois au procureur général. Le détenu a tout d’abord refusé car il faisait toujours l’objet de poursuites et ignorait s’il allait être jugé. L’avocat de Claude Yabanda s’est ensuite entretenu avec le procureur général, qui l’a convaincu de demander une libération sous prétexte que la sécurité de son client risquait d’être menacée par ses codétenus s’il restait en prison, sans préciser les raisons le poussant à croire à de telles menaces. Une fois libre, Claude Yabanda s’est vu remettre son passeport et a été autorisé à quitter la République centrafricaine en avion. S’il y retournait, il pourrait être de nouveau arrêté, étant donné que les charges retenues contre lui n’ont pas été abandonnées. Il semblerait que, gênées par le retentissement international de cette affaire, les autorités centrafricaines aient préféré « convaincre » Claude Yabanda de quitter le pays.

Claude Yabanda a exprimé sa gratitude à l’égard des membres d’Amnesty International, qui l’ont soutenu et se sont mobilisés pour lui.

Aucune action complémentaire n’est requise de la part des membres du Réseau Actions urgentes. Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels.

Le B-A.BA du membre des Actions Urgentes
Nous ne remercions jamais assez les membres des Actions Urgentes (AU) pour le temps et l’engagement dont ils font preuve chaque mois : sans eux, le réseau des AU n’aurait pas le poids qu’il a face aux autorités que nous visons. Pourtant, et on ne peut leur en vouloir, certains participants se désinscrivent très vite, souvent parce qu’ils ne s’étaient pas rendu compte de ce à quoi ils s’étaient engagés. Voici une sorte de charte du participant pour éviter les malentendus :

 Agir le plus vite possible pour la/les personnes visées par l’action.

 Respecter les consignes d’écritures fournies avec l’action : attention, nous ne fournissons pas de modèle de lettre.

 Faire suivre à l’équipe des AU toute réponse d’ambassades ou des autorités suite à l’envoi d’une lettre/fax/e-mail.

 Nous tenir informés de votre changement d’adresse (même – et surtout – d’e-mail).

 Quand vous agissez pour une action urgente, vous vous engagez à agir pour toutes les mises-à-jour (ou "follow-up" dans notre jargon) qui suivront et qui souvent vous demandent de continuer à agir. Par contre, ces mises-à-jour ne sont pas comptabilisées dans votre quota mensuel d’actions.

Vous retrouverez les bonnes nouvelles du mois ici :
http://www.amnestyinternational.be/doc/article9176.html

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