Bonne nouvelle Trois défenseurs des droits humains libérés

Les défenseurs des droits humains Khalafalla A. Mukhtar, Midhat A. Hamdan et Mustafa Adam ont été libérés le 6 mars après avoir été condamnés par un tribunal de Khartoum (Soudan) à une peine d’une durée équivalente au temps qu’ils avaient déjà passé en détention. Ils étaient derrière les barreaux depuis leur arrestation, le 22 mai 2016. Début janvier, le tribunal a abandonné toutes les charges pesant sur Arwa Elrabie, Al Hassan Kheiry et Raye Imany Leyla.

Le 5 mars, les défenseurs des droits humains Khalafalla A. Mukhtar, directeur de Tracks for Training and Human Development (Tracks), Midhat A. Hamdan, membre du personnel de Tracks, et Mustafa Adam, directeur de l’Organisation Al Zarqa pour le développement humain (ZORD), ont été condamnés à un an d’emprisonnement et à une amende de 50 000 livres soudanaises (environ 7 776 dollars des États-Unis) chacun. Le tribunal a considéré qu’ils avaient passé suffisamment de temps en détention et ils ont été libérés le 6 mars, après avoir réglé leurs amendes.

Le tribunal a déclaré Khalafalla A. Mukhtar et Midhat A. Hamdan coupables de « diffusion de fausses informations », en vertu de l’article 66 du Code pénal de 1991. Mustafa Adam, quant à lui, a été déclaré coupable d’« espionnage » en vertu de l’article 53 du Code pénal de 1991.

Le 19 janvier, le tribunal a abandonné toutes les charges pesant sur Arwa Elrabie, membre du personnel de Tracks, Al Hassan Kheiry, membre du personnel de Tracks, et Raye Imany Leyla, bénévole de Tracks. Aucune charge pénale n’a été retenue contre les autres membres du personnel de Tracks, Khuzaini Elhadi A. Rajab et Shazali Ibrahim El Shiekh, depuis leur libération sous caution le 6 juin 2016.

Les défenseurs des droits humains de Tracks ont été arrêtés le 22 mai 2016, après avoir répondu à une convocation du Service national de la sûreté et du renseignement (NISS) qui leur avait été notifiée le 19 mai 2016. Arwa Elrabie, Al Hassan Kheiry et Raye Imany Leyla ont été libérés sous caution les 5 et 6 juin 2016, tandis que Khalafalla A. Mukhtar, Midhat A. Hamdan et Mustafa Adam ont été maintenus en détention.

Au cours des deux dernières années, des agents du NISS ont effectué deux descentes, les 26 mars 2015 et 29 février 2016, dans les locaux de Tracks, une organisation non gouvernementale (ONG) soudanaise qui dispense des formations sur divers thèmes (technologies de l’information, renforcement des capacités, droits humains, entre autres). Le NISS a détenu plusieurs membres du personnel et collaborateurs de Tracks et engagé des poursuites pénales à leur encontre à la suite de chaque descente pour un certain nombre d’infractions, notamment crimes contre l’état et espionnage, qui sont passibles de la peine de mort.

Aucune action complémentaire n’est requise de la part des membres du réseau Actions urgentes. Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels.

Ceci est la deuxième mise à jour de l’AU 128/16. Pour plus d’informations : https://www.amnesty.org/fr/documents/afr54/4267/2016/fr/.

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