Bonne nouvelle Un écrivain libéré sans inculpation

L’écrivain, journaliste et militant des droits humains omanais Sulaiman al Mamari a été remis en liberté sans inculpation le 19 mai après 22 jours de détention à l’isolement. Les autorités omanaises n’ont toujours pas indiqué le motif de son arrestation.

Sulaiman al Mamari, 42 ans, a été libéré sans inculpation le 19 mai 2016. Peu après sa libération, il a publié un statut sur sa page Facebook dans lequel il déclarait que son placement en détention était lié à sa publication sur Facebook le 22 mars demandant la libération de l’écrivain et défenseur des droits humains omanais Abdullah Habib, arrêté le 15 avril et remis en liberté sans inculpation le 4 mai.

Sulaiman al Mamari a été placé à l’isolement durant tout le temps de sa détention. Il a décrit celle-ci comme une expérience « difficile ». Il a par ailleurs déclaré qu’il n’avait pas été soumis à d’autres formes de mauvais traitement. Il a été longuement interrogé sur tous les aspects de sa vie et de ses écrits. Il n’a pas pu consulter d’avocat, mais il a été autorisé à passer trois appels téléphoniques à sa mère (le quatrième, le onzième et le vingt-et-unième jour de sa détention).

Le 28 avril, Sulaiman al Mamari a été sommé de se présenter sans délai à la section spéciale de la police (al Qism al Khas), dans le quartier de Qurum à Mascate, la capitale, et a été arrêté par le Service de la sécurité intérieure d’Oman (ISS). Il a été placé en détention à l’isolement jusqu’à sa libération le 19 mai.

Oman impose des restrictions arbitraires au droit à la liberté d’expression et, depuis quelques années, de nombreux manifestants pacifiques, détracteurs du gouvernement et autres sont arrêtés et détenus, souvent pour trouble à l’ordre public ou en vertu de dispositions du Code pénal formulées en termes vagues. Les personnes qui sont arrêtées sont souvent détenues durant plusieurs jours ou semaines avant d’être remises en liberté. Les cas de Sulaiman al Mamari et d’Abdullah Habib sont des exemples des pratiques d’intimidation exercées par les autorités omanaises, y compris par l’ISS, à l’encontre de personnes qui ne font qu’exercer leur droit à la liberté d’expression.

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