Bonne nouvelle Un militant kurde syrien de l’opposition a été libéré

Le militant kurde syrien de l’opposition Mohsen Taher a été libéré de la prison d’Allaya, à El Qamishli, dans le nord-est de la Syrie, le 29 juillet. Il avait été arrêté le 9 mai par les forces de l’Asayesh, les forces de police de l’administration autonome dirigée par le Parti de l’union démocratique.

Mohsen Taher, 49 ans, a été libéré le 29 juillet après avoir rencontré le procureur général à Naf Kori, à l’ouest d’El Qamishli. Celui-ci l’a informé qu’il allait être libéré en raison de son état de santé critique. Mohsen Taher a dû s’engager par écrit à se présenter aux audiences du tribunal lorsqu’il sera convoqué, au risque d’être de nouveau arrêté.

Le 9 juillet, il avait été conduit en hâte à l’hôpital, son état de santé s’étant gravement détérioré. Les soins qui lui ont été prodigués n’étaient pas adpatés, puisqu’il a vu un urologue alors qu’il souffrait de problèmes cardiaques. Mohsen Taher souffre actuellement de kystes rénaux, d’hypertension et d’hyperplasie de la prostate. Il a perdu 15 kilos depuis qu’il est en détention. Mohsen Taher était détenu dans des conditions déplorables à la prison d’Allaya : absence de système de ventilation adapté, peu de lumière et rations alimentaires insuffisantes.

Mohsen Taher est membre du Conseil national kurde de Syrie (ENKS). Arrêté le 9 mai par les forces de l’Asayesh, il avait été au départ détenu à la prison de Jerkin, à El Qamishli, pendant 22 jours. Il a ensuite été transféré à la prison d’Allaya où il a passé 60 jours. Il a été interrogé à deux reprises, la première fois le 10 mai à la prison de Jerkin, où il avait les yeux bandés, et la deuxième le 28 juin par le procureur de la ville de Naf Kori, à l’ouest d’El Qamishli. Mohsen Taher a confirmé à Amnesty International qu’il n’a pas pu consulter d’avocat pendant les 81 jours de sa détention. Cependant, sa famille a pu lui rendre visite à deux reprises, le 5 et le 22 juin.

À la suite de la libération le 10 juillet de ses deux co-militants Bashar Amin et Amin Hussam, les forces de l’Asayesh ont maintenu Mohsen Taher en détention, seul dans une cellule.

Merci à toutes les personnes qui ont envoyé des appels. Aucune action complémentaire n’est requise de la part du réseau Actions urgentes.

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse