Bonne nouvelle Une manifestante libérée à la faveur d’une grâce

Rayhana al Mousawi, l’une des deux femmes qui avaient manifesté lors du Grand Prix de Bahreïn 2013, a été libérée le 20 avril à la faveur d’une grâce présidentielle. L’autre femme, Nafeesa al Asfoor, avait déjà recouvré la liberté le 2 juillet 2015.

La manifestante Rayhana al Mousawi a été libérée du centre de détention pour femmes de Madinat Issa le 20 avril, soit cinq ans avant le terme de sa peine. Cette femme et une autre manifestante, Nafeesa al Asfoor, avaient été condamnées à cinq ans d’emprisonnement pour avoir tenté de pénétrer sur le circuit de Formule 1 lors d’une manifestation organisée pendant l’édition 2013 du Grand Prix de Bahreïn. Elles ont bénéficié d’une grâce présidentielle en 2015. Nafeesa al Asfoor a été libérée le 2 juillet mais Rayhana al Mousawi a dû purger une peine de trois ans d’emprisonnement à laquelle elle avait été condamnée dans une autre affaire avant de pouvoir recouvrer la liberté.

Ces deux femmes avaient été arrêtées en avril 2013 et condamnées en avril 2014 à cinq ans d’emprisonnement en vertu de la Loi antiterroriste pour « possession d’explosifs » et « planification d’actes terroristes », après avoir tenté de pénétrer sur le circuit de Formule 1 lors d’une manifestation organisée pendant l’édition 2013 du Grand Prix de Bahreïn. Toutes deux ont nié les faits qui leur étaient reprochés.

Dans une autre affaire, Rayhana al Mousawi s’est vu infliger également une peine de cinq ans d’emprisonnement – ramenée à trois ans en appel – pour « appartenance à une organisation terroriste [à savoir la Coalition du 14 février] et participation à ses activités ». Amnesty International a fait part de ses inquiétudes quant à l’équité du procès.

Les deux femmes ont porté plainte auprès de l’Unité spéciale d’enquête (SIU) pour des actes de torture et d’autres mauvais traitements commis après leur arrestation, mais on ignore si cet organe a enquêté sur leurs allégations ou classé l’affaire.

Aucune action complémentaire n’est requise de la part des membres du Réseau Actions urgentes. Amnesty International continuera de suivre le cas de Rayhana al Mousawi et de Nafeesa al Asfoor. Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels.

Ceci est la quatrième mise à jour de l’AU 232/13. Pour plus d’informations : https://www.amnesty.org/en/documents/mde11/2040/2015/en/

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