Bonne nouvelle Syrie. Libération de Mohammed Najati Tayyara détenu à la suite d’interviews

Informations complémentaires sur l’AU 273/11, MDE 24/033/2012, 3 avril 2012

Mohammed Najati Tayyara, enseignant syrien à la retraite, a été libéré le 17 janvier à la suite d’une amnistie générale pour les « infractions » qui auraient été commises depuis le début des troubles qui secouent l’ensemble de la Syrie depuis mars 2011. Cet homme avait été arrêté le 12 mai 2011 par des agents de la Sécurité politique. Il a subi des actes de torture et d’autres mauvais traitements en détention.

Mohammed Najati Tayyara, enseignant à la retraite installé à Homs, a été arrêté le 12 mai 2011 après avoir accordé des interviews à des médias au sujet des violations des droits humains commises par les forces de sécurité syriennes à l’encontre de manifestants prônant des réformes en Syrie. Il a d’abord été emmené à la section de la Sécurité politique de Homs, avant d’être transféré à la prison centrale de la ville. Pendant sa détention, cet homme a comparu devant un magistrat d’une juridiction pénale et il a été inculpé aux termes de l’article 286 du Code pénal syrien pour « diffusion en Syrie de fausses informations qui pourraient saper le moral de la nation ». Le 29 août 2011, un juge a ordonné sa libération sous caution dans l’attente de son procès. Cependant, alors qu’il se trouvait encore en prison, il a été de nouveau arrêté par des agents du Renseignement de l’armée de l’air.

Mohammad Najati Tayyara a alors été emmené à la section du Renseignement de l’armée de l’air de Homs, où il a été passé à tabac. Au bout d’une semaine, il a été transféré au centre de détention du Renseignement militaire connu sous le nom de « prison d’Al Boloneh », toujours à Homs. Une semaine plus tard, il a finalement été ramené à la prison centrale de Homs, où il a passé le reste de sa détention dans des conditions d’exiguïté extrême. Il était, semble-t-il, installé dans une cellule abritant quelque 300 détenus, qui se partageaient un seul WC. Il a été libéré le 17 janvier 2012, à la suite d’une amnistie générale prononcée deux jours plus tôt par le président Bachar el Assad. Cette mesure concernait les « infractions » liées aux troubles, y compris la participation à des manifestations pacifiques.

Le gouvernement syrien a affirmé avoir libéré 7 604 détenus entre novembre 2011 et janvier 2012, à la suite de plusieurs amnisties générales. Pourtant, une mission d’observateurs de la Ligue arabe n’a pu en dénombrer que les deux tiers à la date de janvier 2012.

Mohammad Najati Tayyara a subi des actes de torture et d’autres mauvais traitements en détention. Lors d’un passage à tabac, il a eu une côte cassée mais la fracture n’a pas été diagnostiquée pendant sa détention. Avant sa libération, il a également contracté une infection pulmonaire pour laquelle il semble ne pas avoir reçu de soins médicaux adaptés.

Merci à tous ceux qui ont agi en faveur de Mohammed Najati Tayyara. Aucune action complémentaire n’est requise de la part du réseau Actions urgentes pour le moment.

Ceci est la première mise à jour de l’AU 273/11. Pour en savoir plus : http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE24/053/2011/fr.

Nom : Mohammed Najati Tayyara

Genre : homme

Informations complémentaires sur l’AU 273/11, MDE 24/033/2012, 3 avril 2012

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