Journée internationale contre la peine de mort

Qui sait que le Japon continue d’appliquer la peine de mort ? Après un moratoire de 40 mois en 1989, les exécutions ont repris et elles n’ont plus cessé depuis. Bien sûr, le nombre d’exécutions y est moins effrayant que celui de pays comme l’Iran, la Chine ou les États-Unis. Cependant, entre décembre 2007 et juin 2008, ce ne sont pas moins de 13 personnes qui ont été pendues au Japon. Dans les couloirs de la mort japonais, 100 prisonniers attendent la date fatidique. Cependant, la société civile japonaise se mobilise de plus en plus contre la peine de mort. Des parlementaires nippons sont publiquement et clairement abolitionnistes. Ils sont soutenus dans leurs démarches par un réseau très actif d’ONG, dont Amnesty International, ainsi que par près de 4 000 avocats, journalistes et militants ... La possibilité de voir le Japon renoncer au châtiment suprême existe et notre action peut donc avoir une influence déterminante. Manifester devant l’ambassade du Japon, c’est également rappeler que, outre les grands pays exécuteurs connus, une série d’États moins célèbres continuent d’avoir recours à ce traitement cruel, inhumain et dégradant. Le but de l’action est donc aussi d’éduquer et de sensibiliser le public belge. Enfin, certaines particularités du système d’incarcération des condamnés à mort japonais rendent cette condamnation particulièrement cruelle. Notamment, le condamné n’apprend que le matin même que son exécution aura lieu. Cette particularité réduit significativement les possibilités de recours et est (...)

Action terminée