Signer en ligne Stop à la répression des défenseures des droits humains

ACTION devant l’ambassade d’Arabie Saoudite à Bruxelles ce 24 septembre : téléchargez le tract distribué par nos activistes aux invités de l’ambassadeur

ARRÊTÉES POUR AVOIR DÉFENDU LES DROITS HUMAINS

L’année 2018 est marquée en Arabie saoudite par la fin de l’interdiction faite aux femmes de conduire. Cependant, en même temps que Ryad se félicite de cette avancée, cinq défenseures des droits humains de renom ont été arrêtées par le gouvernement pour les punir de leurs activités pacifiques.

En mai 2018, lors d’une première vague d’arrestations, Loujain al-Hathloul, Iman al-Nafjan et Aziza al-Yousef ont été arrêtées et détenues au secret pendant plusieurs semaines, aux côtés de plusieurs autres militantes. Elles ont subi une campagne honteuse de diffamation par le gouvernement saoudien, qui a accusé dans les médias six militants et une autre personne d’avoir formé une « cellule », représentant une menace pour la sécurité nationale en raison de leurs « contacts avec des instances étrangères dans le but de saper la stabilité du pays et la paix sociale ». Il s’agirait des trois femmes arrêtées ainsi que d’autres défenseurs. Un hashtag les décrivant comme des « agents d’ambassades », ainsi qu’un graphique montrant les visages de six militants, ont également circulé sur les réseaux sociaux.
Loujain, Iman et Aziza pourraient être jugées devant un tribunal antiterroriste et risquent jusqu’à 20 ans de prison pour leur militantisme.

LA RÉPRESSION CONTINUE DE PLUS BELLE

En juillet 2018, ce sont les défenseures des droits humains Samar Badawi et Nassima al Sada qui ont été emprisonnées. Elles sont toutes deux régulièrement prises pour cibles et harcelées en raison de leurs activités en faveur des droits humains, et font l’objet d’une interdiction de voyager. Samar Badawi est la sœur du blogueur Raif Badawi, condamné à 1 000 coups de fouet et 10 ans de prison pour avoir créé un site Internet dédié au débat public.

L’Arabie saoudite requiert la peine de mort contre cinq personnes qui font l’objet d’un procès devant le tribunal antiterroriste du pays, dont Israa al Ghomgham, qui serait la première femme à être condamnée à mort pour avoir participé à des manifestations.

« Israa al Ghomgham et quatre autres personnes encourent le châtiment le plus cruel qui soit en raison de leur simple participation à des manifestations antigouvernementales. Nous demandons instamment aux autorités saoudiennes de renoncer immédiatement à procéder à ces exécutions, a déclaré Samah Hadid, directrice des campagnes à Amnesty International pour le Moyen-Orient.

Enfin, en août, le procureur public a requit la peine de mort à l’encontre de la militante Israa al Ghomgham en raison de sa participation à une manifestation pacifique dans la province de l’Est de l’Arabie saoudite. Les charges retenues contre elle sont absurdes et clairement motivées par des considérations politiques visant à museler les critiques dans cette région du pays.

UNE RÉELLE VOLONTÉ DE RÉFORME ?

Le gouvernement saoudien, au lieu de réformer sa politique en matière de droits humains, a choisi de riposter avec des mesures punitives face aux critiques. Le Canada, qui a demandé la libération des défenseurs des droits humains saoudien suite à l’arrestation de Samar et Nassima, fait les frais de sa position courageuse. L’Arabie saoudite a en effet riposté de la manière la plus extrême, en rappelant son ambassadeur et en gelant de nombreux programmes de coopération, entre autres mesures. La communauté internationale ne doit plus accepter les violations des droits humains en Arabie saoudite.

LES DÉFENSEURES DOIVENT ÊTRE LIBÉRÉES ET PROTÉGÉES

L’Arabie saoudite ne peut pas continuer de clamer qu’elle soutient les droits des femmes et d’autres réformes, tout en s’en prenant aux défenseurs de ces droits parce qu’ils exercent pacifiquement leur activité. Et nous ne pouvons pas continuer de détourner les yeux pendant que se poursuit en Arabie saoudite cette persécution incessante visant les défenseurs des droits humains. Signez notre pétition pour demander leur libération.

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