Signer en ligne La situation d’Ali Aarrass, victime de torture, ne peut plus durer

Condamné pour des aveux obtenus sous la torture En décembre 2010, les autorités espagnoles ont extradé Ali Aarrass, un Belgo-Marocain, vers le Maroc où il purge actuellement une peine de prison de 12 ans. Il a en effet été déclaré coupable d’avoir fait partie d’un groupe criminel suite à un procès inique. À la suite de son extradition vers le Maroc, Ali Aarrass a déclaré avoir été maintenu au secret et torturé 12 jours durant dans un centre de détention géré par la Direction générale de la surveillance du territoire. Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, Juan Mendez, a conclu après une expertise médicale que les marques sur son corps étaient compatibles avec ses allégations. Le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a en outre déterminé qu’il avait été condamné à l’issue d’un procès inique s’appuyant sur des « aveux » obtenus sous la torture. En 2015, Ali Aarrass a observé une grève de la faim de 72 jours pour réclamer sa libération et dénoncer l’absence de décision de la Cour de cassation, autorité suprême de la justice marocaine qui a le pouvoir d’annuler ou de confirmer sa condamnation, mais aussi d’ordonner un nouveau procès. Ali avait, en effet, déposé un recours auprès de la Cour de cassation il y a maintenant plus de 4 ans et est toujours sans nouvelles de l’état d’avancement de son dossier, alors même que cette institution judiciaire est tenue de statuer sur les pourvois formés par les détenus dans un délai (...)

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