Signer en ligne Afghanistan. Protégez les femmes défenseures des droits humains

« Chaque jour, quand je quitte la maison, je pense que je ne vais pas revenir vivante et mes enfants ont peur que je sois la cible d’une éventuelle attaque des talibans », a déclaré Shah Bibi, directrice du Département des Affaires de la femme dans la province de Laghman. Ses deux prédécesseurs — Najia Sediqi et Hanifa Safi — ont été tuées à un intervalle de six mois l’une de l’autre en 2012. L’année dernière seule, Amnesty International a recensé un nombre alarmant de menaces et d’attaques contre les femmes afghanes défenseures des droits humains ainsi que contre les femmes et les hommes qui défendent les droits des femmes et des filles. Les risques pour les défenseures dans le nord du pays ont augmenté considérablement depuis que les talibans ont repris la province de Kunduz et les régions avoisinantes fin septembre. Dans cette région, ils ont effectué des fouilles, maison par maison, à la recherche des femmes défenseures des droits humains figurant sur leur « liste noire ». Beaucoup ont réussi à fuir la ville, tandis que celles restées sur place sont entrées dans la clandestinité de peur d’être tuées par les talibans. Les défenseures sont confrontées à des menaces et des attaques non seulement de la part des talibans, mais également de la part d’éléments puissants et conservateurs de la société afghane, y compris des membres du gouvernement et des autorités et des membres de leur propre famille. Ceux-ci perçoivent leur travail comme défiant les normes culturelles, religieuses et sociales régissant le rôle des (...)

Les défenseurs des droits des femmes sont des femmes et des hommes qui, individuellement ou collectivement, œuvrent pacifiquement pour promouvoir et protéger les droits des femmes nationalement et internationalement reconnus. Ils sont définis par leurs actions plutôt que par leur profession, leur titre ou leur organisation. Ils peuvent être élus, représentants de l’État (par exemple de la police ou de l’administration), des dirigeants communautaires, des militants de la société civile, des journalistes, des avocats, des étudiants, des enseignants, des femmes ou hommes d’affaires, des travailleurs dans le milieu de la de santé ou encore des femmes au foyer.

Les femmes défenseures des droits humains restent davantage exposées aux risques que les hommes, non seulement en raison de leurs discours et de leurs actions pour promouvoir et protéger les droits des femmes, mais aussi à cause de qui elles sont : des femmes actives dans la vie publique. Elles sont perçues comme étant des pertubatrices des normes culturelles, religieuses et sociales et du rôle des femmes en général dans la société.

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Ahmed H., incarcéré à tort pour « complicité d’acte terroriste », n’a plus vu sa femme et ses filles depuis 4ans. Chypre doit l’autoriser à rentrer chez lui, auprès de sa famille. Il risque d’être renvoyé en Syrie.