Signer en ligne Les Sengwers, violemment expulsés de leurs terres ancestrales

LES SENGWERS CHASSÉS DE LEUR TERRE ANCESTRALE

Les Sengwers, au Kenya, sont un peuple autochtone ayant un lien spirituel et culturel profond avec la magnifique et vaste forêt d’Embobut. Ils y vivent historiquement depuis le 18e siècle. Leurs droits sont protégés par la Constitution Kenyane, par la Charte Africaine des droits de l’Homme et des Peuples, et par le droit international.

Aujourd’hui ils sont accusés, à travers la surpopulation et le surpâturage, d’endommager la forêt. Cependant, rien n’indique que cette accusation soit fondée. En plus de leur lien de longue date avec la forêt et ses ressources naturelles, cette population en tire ses moyens de subsistance, et à donc tout intérêt à la préserver. Il s’agit là d’un prétexte donc pour l’exploitation illégale à grande échelle de la forêt d’Embobut.

Cette communauté d’apiculteurs et de gardiens de troupeaux fait pourtant l’objet d’expulsions violentes, parfois meurtrières, à l’initiative du gouvernement kenyan, par le Service Kenyan des forêts (KFS). Leurs biens sont détruits, leurs modes de vie bafoués et leur survie menacée.

LES CONSÉQUENCES DE CETTE EXPULSION ?

Les Sengwers sont en train de perdre leurs foyers, leurs moyens de subsistance et leur identité culturelle. Certains vivent maintenant en dehors de la forêt, dans le dénuement le plus total. Au nom de la « préservation de la nature », des gardes forestiers et des policiers ont incendié environ 2 600 habitations depuis 2012, laissant ainsi quelque 4 600 personnes sans logement. En janvier 2018, un homme a été tué par balle et un autre gravement blessé lors d’une expulsion réalisée de force par des gardes armés du KFS.

Les femmes sont souvent les plus durement touchées. Seules, elles s’efforcent de s’occuper de leurs familles tandis que certains hommes restent dans la forêt ou ont abandonné leurs proches. Puisqu’on ne leur propose pas d’hébergement alternatif, elles se retrouvent souvent sans domicile, forcées à être hébergées par des amis ou leur famille et vivant dans de mauvaises conditions.

Ces circonstances participent à une dégradation de l’état de santé des Sengwers expulsés. D’une part, car leurs conditions d’hébergement facilitent la propagation de maladies dans des foyers surpeuplés où les conditions sanitaires sont inadéquates. Et, d’autre part, car les familles souffrent régulièrement de malnutrition et de famine.

VIVRE DANS LA DIGNITÉ ET LA SÉCURITÉ

Ces violences sont commises au mépris de multiples décisions de justice censées protéger cette population indigène. Le 21 janvier 2018, un responsable des autorités locales a annoncé une intensification des opérations de sécurité en vue de « purger » la forêt de ses habitants. .

Ces autochtones doivent être reconnus comme les propriétaires et les gardiens naturels de la forêt d’Embobut, car leurs moyens de subsistance, leur identité et leur spiritualité en dépendent. Ils sont déterminés à y résister et à vivre dans la dignité et la sécurité. Soutenons-les dès aujourd’hui.

Signez notre pétition en ligne et dites au Kenya de laisser le peuple Sengwer vivre en paix sur ses terres.

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