Signer en ligne Afghanistan : des retours qui violent les droits fondamentaux

Dernière mise à jour le 13 novembre 2017

Entre 2015 et 2016, le nombre de citoyens Afghans ayant été renvoyés vers leur pays depuis l’Europe a triplé, passant de 3 290 à 9 400 cas. C’est le constat d’une baisse considérable de la reconnaissance de protection internationale des citoyens afghans par les pays européens, bien que le pays ne puisse être en aucun cas considéré comme sûr.

En Belgique aussi, sur la même période, 64 retours forcés ont été enregistrés. Amnesty International appelle la Belgique et tous les tous les États membres de l’Union européenne à cesser de renvoyer des Afghans dans leur pays tant que subsiste un risque réel qu’ils soient exposés à de graves violations des droits humains.

L’Afghanistan est en proie à un conflit qui affecte l’ensemble de son territoire et qui est imprévisible. Des dizaines de milliers de civils ont été tués ou blessés et de très nombreuses autres personnes sont menacées d’autres atteintes graves aux droits humains (persécution, torture, etc.). Aucun secteur du pays ne peut être considéré comme sûr. 2016, année la plus meurtrière pour les civils afghans Depuis 2006, la situation s’est encore détériorée avec l’émergence de nouveaux groupes anti gouvernementaux dont l’État Islamique, qui menace la sécurité quotidienne des civils. Le pays comptait 1,2 millions de déplacés internes début 2016 et Kaboul, qui a enregistré 19% des pertes civiles la même année, est la province la plus dangereuse du pays. L’insécurité perdure en 2017, les Nations Unies ayant déjà enregistré 16 290 incidents relatifs à la sécurité du pays au cours des 8 premiers mois de l’année. Voir aussi : Neuf raisons pour lesquelles la Norvège doit cesser de renvoyer des adolescents contre leur gré en Afghanistan De nombreux facteurs, comme le risque de mourir ou d’être blessé, la torture et les mauvais traitements, mais aussi la persécution basée sur la race, la religion, la nationalité ou l’appartenance à un groupe social ou d’opinion politique, poussent les civils à se déplacer à l’intérieur ou à l’extérieur des frontières de leur pays. La minorité Shia, dont la plupart appartient à la minorité ethnique Hazara, continue à être particulièrement ciblée par les groupes anti-gouvernementaux. L’Europe ne doit (...)

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