Signer en ligne Hamid Babaei doit être libéré

CONDAMNÉ POUR AVOIR REFUSÉ D’ÊTRE UN ESPION

Hamid Babaei, étudiant iranien poursuivant une thèse de doctorat à l’Université de Liège (Belgique), a été condamné en Iran le 21 décembre 2013 à six ans d’emprisonnement pour « atteinte à la sécurité nationale par la communication avec des États hostiles », en l’occurrence la Belgique. Ces accusations sont nées, semble-t-il, après qu’il a refusé d’espionner des étudiants iraniens vivant en Belgique pour le ministère des Renseignements. Hamid Babaei et son épouse, Cobra Parsajoo, étaient retournés en Iran pour les vacances de juillet 2013. La bourse et les autres fonds que l’Université de Liège lui versait au titre de ses études de troisième cycle ont été considérés comme des « preuves » de ses activités présumées pour le compte d’« États hostiles ». Il n’a pas eu le droit de consulter l’avocat de son choix.

En mai 2014, l’appel qu’il avait interjeté en février a été rejeté, mais sa peine a toutefois été commuée à deux ans de prison ferme et quatre ans de liberté surveillée. Hamid aurait dû sortir de prison en août 2015, sa détention préventive étant prise en compte. De plus, il s’est vu confisquer tous ses livres, indispensables à la poursuite de son doctorat, et toutes ses notes.

HAMID EST EN DANGER

Le 30 juillet 2017, 53 prisonniers politiques ont été violemment transférés à la Section 10 de la prison de Raja’i Shahr, aux conditions de détentions inhumaines. Dans les cellules, les fenêtres sont couvertes de plaques de métal, les détenus n’ont pas un accès suffisant à de l’eau potable ni à de la nourriture, et le nombre de lits est insuffisant. Leurs familles n’ont pas le droit de leur rendre visite en personne et ils ne sont pas autorisés à les appeler, ce qui est habituellement possible dans d’autres quartiers de la prison.

Au moins 17 d’entre eux, dont Hamid Babaei, ont alors entamé une grève de la faim pour protester contre ce transfert. Son état s’aggravant, Hamid a ensuite été admis à la clinique de la prison. Les médecins ont demandé aux autorités pénitentiaires de transférer certains des prisonniers, en état grave, dans des hôpitaux à l’extérieur de la prison, mais la direction de la prison refuse ce déplacement. Mi-septembre, dans un état d’extrême faiblesse, la plupart des prisonniers ont stoppé leur grève de la faim pour entamer un jeûne. Ils prennent désormais un repas par jour, mais leur santé reste extrêmement préoccupante. Ils se disent prêts à redémarrer la grève de la faim dès que leur état le permettra.

Hamid souffre déjà de problèmes de santé sérieux, qui ne sont pas correctement suivis par la prison. Il est notamment en proie à des crises de panique aiguës qui nécessitent une prise en charge médicale immédiate et suivie, et ce en milieu hospitalier. Le 21 juin, il avait enfin été autorisé à sortir de prison pour la première fois et a pu effectuer des examens de santé. Il a cependant dû rejoindre sa cellule quelques jours plus tard et ne bénéficie toujours pas de la liberté surveillée à laquelle il a le droit depuis août 2015.

Signez notre pétition pour que Hamid Babaei reçoive les soins médicaux adéquats en milieu hospitalier et pour qu’il soit libéré immédiatement et sans condition.

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