Signer en ligne Emprisonnée pour sa lutte pacifique pour le droit au logement

Il ne se passe pas une semaine au Cambodge sans qu’un-e défenseur-e-s des droits humains ou militant-e politique soit harcelé-e, inculpé-e, ou emprisonné-e en raison de ses opinions « dérangeantes ».

C’est ce qui est arrivé à Tep Vanny, célèbre défenseure du droit au logement, qui purge actuellement une peine de deux ans et demi de prison pour la punir d’avoir défendu les droits des autres.

ARRÊTÉE POUR SA LUTTE CONTRE LES EXPULSIONS FORCÉES

En 1998, Tep Vanny déménage avec sa famille au cœur de Phnom Penh, la capitale du Cambodge. Elle vit dans le quartier Boeung Kak, lac qui servait de réservoir d’eau en cas de crue du Mékong ou de trop fortes pluies. En 2007, le quartier est concédé à une compagnie privée et deux ans plus tard commencent les expulsions de ses habitant-e-s. Selon la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), depuis 2000, plus de 830 000 personnes ont été expulsées de force au Cambodge.

Tep Vanny devient une militante pacifique, défendant inlassablement les habitant-e-s de ces quartiers et luttant contre l’accaparement des terres. La plupart des militant-e-s du droit au logement au Cambodge sont des femmes. Elles sont souvent harcelées et agressées par les autorités cambodgiennes. En mai 2012, 13 défenseures sont arrêtées pour s’être opposées à des projets immobiliers, dont Tep Vanny. Après cela, elle a été arrêtée au moins cinq fois simplement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression, pour défendre les droits des autres.

CONDAMNÉE À L’ISSUE D’UN PROCÈS INÉQUITABLE

En août 2016, Tep Vanny a été arrêtée une nouvelle fois, suite à une manifestation pacifique pour réclamer la libération de cinq défenseurs des droits humains. Elle a été condamnée à six jours d’emprisonnement, mais suite à cette détention, les autorités ont porté contre elle d’autres accusations et elle a été maintenue en prison. En septembre 2016, elle a été jugée coupable d’avoir organisé « une attaque contre 200 membres des forces de l’ordre », une affaire qui remonterait à des faits survenus en 2013. Elle a été condamnée, à l’issue d’un procès inéquitable, à une peine de prison de deux ans et demi confirmée en appel en août 2017.

Les tribunaux cambodgiens se sont appuyés sur de fausses accusations. La condamnation de Tep Vanny est jugée injuste par un grand nombre de voix et l’a convertie en l’un des symboles de la lutte contre l’accaparement des terres au Cambodge.

Le gouvernement cherche à faire taire Tep Vanny et à montrer aux autres militants ce qui peut arriver à ceux qui utilisent leur liberté d’expression pour défendre leurs droits et ceux des autres.

Il est extrêmement préoccupant que les tribunaux du pays soient utilisés pour exécuter les ordres des autorités. Aujourd’hui, les répressions à l’encontre des « opposants » au régime s’intensifient en raison des élections générales de 2018 qui se rapprochent.

DEMANDEZ LA LIBÉRATION IMMÉDIATE DE TEP VANNY

Amnesty International considère Tep Vanny comme une prisonnière d’opinion. Elle purge une peine de deux ans et demi de prison pour avoir défendu le droit des autres. Exhortez les autorités cambodgiennes à libérer immédiatement cette défenseure des droits humains, et entre-temps, à la protéger des mauvais traitements en prison.

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