Signer en ligne Acquittez les 11 défenseurs des droits humains

En Turquie, 11 défenseurs des droits humains, dont Idil Eser et Taner Kiliç, directrice et président d’Amnesty International Turquie, doivent être acquittés. Tous sont accusés d’être « membres d’une organisation terroriste armée ». Pourtant, aucun des 11 défenseurs des droits humains n’a fait quoi que ce soit de mal.

1 EN PRISON ET 10 LIBÉRÉS, MAIS TOUS POURSUIVIS

Après près de quatre mois passés en prison, le 25 octobre 2017, huit défenseurs ont été libérés sous caution, tandis que leur procès continue. Deux autres étaient déjà en liberté en attente de leur procès. Tous risquent donc toujours être condamnés et de se retrouver en prison.

Malheureusement, Taner Kiliç est, lui, toujours derrière les barreaux.

Ces 11 défenseurs ont consacré leur vie à la protection pacifique des droits humains en Turquie et ailleurs. Ils exercent un rôle essentiel dans toute société libre et juste. Pourtant, en raison d’allégations absurdes et manifestement infondées, ils risquent maintenant jusqu’à 15 ans de prison. Cette accusation est ridicule et tout simplement fausse. Nous continuerons d’agir jusqu’à ce que les poursuites soient abandonnées et que tous soient libérés.

DES DÉFENSEURS PLUS NÉCESSAIRES QUE JAMAIS

La Turquie poursuit ces militants à l’heure où leur action est plus nécessaire que jamais : les médias indépendants sont réduits au silence, s’exprimer est un acte dangereux et des personnes vivent dans la peur. Chaque jour qui passe alors que ces militants sont détenus, les personnes qu’ils défendent sont davantage exposées à la répression des libertés que mène le gouvernement.

FAITES ENTENDRE VOTRE VOIX

Signez notre pétition pour demander aux autorités turques d’acquitter les 11 défenseurs et libérer Taner Kiliç.

Le 6 juin dernier, Taner Kiliç, le président d’Amnesty Turquie, a été arrêté avec 22 autres avocats à Izmir. Il est accusé à tort de faire partie du mouvement de Fethullah Gülen, considéré par les autorités turques comme une « organisation terroriste » responsable de la tentative de coup d’État de juillet 2016. Après trois jours de détention, Taner Kiliç a été inculpé pour terrorisme et est actuellement en attente de son procès. Il n’y a à ce jour aucune preuve crédible et recevable de l’implication du président d’Amnesty International Turquie et des 22 autres avocats dans des infractions reconnues au niveau international.
Taner Kiliç a fait partie du bureau exécutif d’Amnesty International Turquie a plusieurs reprises depuis 2002, et il en est le président depuis 2014. Au cours des décennies qu’il a passées à travailler pour des organisations de défense des droits humains en Turquie, il a toujours fait preuve d’un engagement sans équivoque en faveur de la défense de ces droits. En outre, il défend depuis longtemps les mêmes libertés que les autorités turques sont actuellement en train de bafouer.

La directrice d’Amnesty International Turquie, Idil Eser a été arrêtée le 5 juillet avec neuf autres défenseurs des droits humains alors qu’elle participait à un banal séminaire. Les dix défenseurs des droits humains sont soupçonnés d’avoir « commis une infraction pour le compte d’une organisation terroriste sans en être membre ».
Les "10 d’Istanbul" sont :
 İdil Eser (Amnesty International) ;
 Günal Kurşun et Veli Acu (Human Rights Agenda Association) ;
 Özlem Dalkıran (Citizens’ Assembly) ;
 Ali Gharavi (consultant en stratégie informatique) ;
 Peter Steudtner (formateur en bien-être et en non-violence) ;
 Nalan Erkem (Citizens Assembly) ;
 İlknur Üstün (Women’s Coalition) ;
 Nejat Taştan (Equal Rights Watch Association) ;
 Şeyhmuz Özbekli (Rights Initiative).

Parmi les étranges accusations, se trouvent des tentatives d’associer Idil Eser à trois organisations terroristes opposées et sans aucun lien entre elles, par le biais de son travail pour Amnesty International. La demande du procureur de maintien en détention provisoire de la directrice d’Amnesty Turquie fait référence à deux campagnes d’Amnesty International, qui n’ont ni l’une ni l’autre été créées par la section turque d’Amnesty International, et dont l’une des deux a été menée avant qu’Idil Eser ne rejoigne l’organisation.

Une accusation portée contre İlknur Üstün, de la Women’s Coalition, est qu’elle a demandé un financement d’une « ambassade » pour soutenir un projet sur l’« égalité de genre, la participation à l’élaboration de politiques et de compte rendus ».

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