Signer en ligne Qui a tué Marielle ? Exigez une réponse !

Le 14 mars 2018, Marielle Franco, conseillère municipale de Rio de Janeiro et défenseure des droits humains brésilienne de 38 ans, a été assassinée alors qu’elle revenait en voiture d’un débat public.

Au moins 13 coups de feu ont touché le véhicule dans la direction de Marielle. Quatre de ces coups l’ont atteinte à la tête. Anderson Pedro Gomes, le conducteur de la voiture, a également été touché par au moins trois balles dans le dos et n’a pas survécu à ses blessures. Marielle et Anderson sont morts sur place.

UNE VIE CONSACRÉE AUX DROITS DES PERSONNES LES PLUS MARGINALISÉES

Marielle était une défenseure des droits humains remarquable à Rio de Janeiro. Elle était bien connue pour son militantisme inlassable. Bien avant d’être élue conseillère, elle s’était distinguée par la dénonciation des violations des droits humains, notamment celles subies par les jeunes noirs vivant dans les favelas, les femmes et la communauté des lesbiennes, des gays et des personnes bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI), ainsi que les abus des policiers et les exécutions extrajudiciaires.

QUI L’A TUÉE, ET POUR QUELLES RAISONS ?

Les autorités n’ont toujours pas fait la lumière sur cette affaire. Nous savons par les médias que les caméras près de la scène du crime ont été coupées ; que ceux qui ont appuyé sur la gâchette ont reçu une formation pour manipuler les armes et que les munitions usagées ont été détournées d’un lot vendu à la police fédérale brésilienne. En outre, l’arme utilisée, une mitraillette, appartient aux forces de sécurité et pourrait avoir été détournée de l’arsenal de la police civile elle-même, qui enquête sur l’affaire. La nature de la fusillade et les informations selon lesquelles les assaillants se trouvaient à bord de deux véhicules semblent indiquer que l’assassinat avait été méticuleusement préparé et qu’il a été perpétré par des personnes entraînées.

IL FAUT METTRE FIN À LA VIOLENCE CONTRE LES DÉFENSEURS

La violence envers les défenseurs des droits humains est récurrente au Brésil. Au moins 57 d’entre eux ont trouvé la mort en 2017 dans le pays. Ces homicides découragent la mobilisation, alimentent la peur et réduisent la société au silence.

Nous avons le pouvoir de faire pression pour que ce crime ne reste pas impuni. L’identité, non seulement de ceux qui ont tiré les coups de feu, mais aussi de ceux qui ont commandité et organisé ces meurtres, doit être révélée. Renforcez la pression exercée par les militants à travers le monde sur les autorités brésiliennes pour que cet assassinat soit élucidé. Signez notre pétition.

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