Signer en ligne En prison pour avoir dit non à l’esclavage

DÉFENDRE LA FIN DE L’ESCLAVAGE...

En Mauritanie, l’esclavage a été aboli en 1981 et criminalisé en 2007. Pourtant, cette pratique ancestrale est toujours bien ancrée aujourd’hui et le gouvernement ne semble pas vouloir y mettre fin.

Les défenseurs des droits humains anti-esclavagistes sont ainsi la cible des autorités. Ils subissent une intense campagne de répression depuis des années. C’est notamment le cas de Mohamed Mkhaïtir, Moussa Biram et Abdellahi Mattalah, prisonniers d’opinion.

...ET FINIR EN PRISON

Moussa Biram et Abdellahi Mattalah sont membres d’IRA Mauritanie (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste). Ils ont été condamnés à l’issue de procès manifestement inéquitables pour, entre autres, « incitation à des émeutes et à une rébellion violente contre le gouvernement ». Aucune preuve de ces crimes n’a été fournie lors de leur procès. Ils sont détenus depuis plus d’un an dans une prison dans le désert du Sahara à Bir Moghrein. Cette prison, qui accueille généralement des condamnés à mort, est située dans une région reculée et peu sûre de la Mauritanie, à 1 200 km des domiciles de Moussa et d’Abdellahi à Nouakchott. Les deux défenseurs ne peuvent recevoir de visites ni de leurs avocats ni de leurs proches. Durant leur détention, ils auraient été torturés. Leurs blessures indiquent qu’ils ont été attachés dans des positions douloureuses pendant plusieurs heures.

Les membres d’IRA Mauritanie sont victimes de harcèlement constant de la part des autorités en raison de leurs activités de dénonciation et de signalement de l’esclavage dans le pays, et ces deux hommes ne sont pas les premiers militants de cette organisation qui se retrouvent derrière les barreaux. En 2016, Amnesty International a lancé une pétition demandant la libération de 13 militants anti-esclavagistes condamnés à des peines d’entre trois et 15 ans en prison. Suite à cette campagne, onze d’entre eux ont été libérés, mais Moussa Biram et Abdellahi Matallah sont toujours en prison.

DES LIBERTÉS QUI S’AMENUISENT

Depuis 2014, plusieurs groupes de défense des droits humains se sont vu interdire des rassemblements pacifiques, ou ceux-ci ont été dispersés par la force. Des dizaines de manifestants pacifiques ont été gravement blessés par les forces de sécurité mauritaniennes. Amnesty International a recensé plus de 168 cas d’arrestations arbitraires de défenseurs des droits humains, parmi lesquels plusieurs ont subi des actes de torture et d’autres mauvais traitements.

Les défenseurs des droits humains sont l’objet de campagnes vicieuses de dénigrements, d’attaques et de menaces en Mauritanie. Certains ont été qualifiés de traîtres, tandis que d’autres ont vu leur foi musulmane remise en question dans les médias traditionnels, ce qui constitue une accusation grave étant donné que dans le pays, l’apostasie peut être passible de la peine de mort.

Signez notre pétition et demandez au gouvernement mauritanien de libérer immédiatement Moussa et Abdellahi, ainsi que tous les autres défenseurs des droits humains incarcérés.

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